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1. Estimation des erreurs de couverture de la population

1.1 Introduction

1.2 Sous-dénombrement net

1.3 Sous-dénombrement

1.4 Surdénombrement

1.1 Introduction

Le recensement définit la population devant être dénombrée, ainsi que les règles applicables aux fins du dénombrement. Voir la section 4. Les erreurs de couverture surviennent lorsque des erreurs sont commises relativement à ces règles et définitions. Les principales erreurs de couverture sont attribuables à l'omission d'inclure un logement et, par ricochet, les résidents de ce logement, à l'omission (attribuable à un répondant) d'inclure toutes les personnes devant être incluses ou à l'inclusion de personnes qui ne devraient pas être incluses. La présente section fournit des estimations du sous-dénombrement net, du sous-dénombrement et du surdénombrement de la population survenus lors du Recensement de 2006. Le sous‑dénombrement et le surdénombrement peuvent introduire un biais aux chiffres officiels et aux estimations étant donné que les caractéristiques des personnes non incluses peuvent différer des caractéristiques des personnes incluses et que les caractéristiques des doublons peuvent différer des caractéristiques des personnes incluses une seule fois. Le sous-dénombrement net indique dans quelle mesure le nombre de personnes incluses dans les données du recensement est supérieur ou inférieur au dénombrement complet.

1.2 Sous-dénombrement net

Le taux de sous-dénombrement net de la population lors du Recensement de 2006 est évalué à 2,67 %1. Autrement dit, 2,67 % des personnes qui auraient dû être dénombrées ont été omises. Le taux de sous-dénombrement de la population est évalué à 4,26 % (1 384 372 personnes), alors que le taux de surdénombrement de la population est évalué à 1,59 % (515 715 personnes). Un taux de sous-dénombrement de 4,26 % signifie que les personnes omises représentent 4,26 % de la population visée par le recensement. Un taux de surdénombrement de 1,59 % signifie que les doublons représentent 1,59 % de la population visée par le recensement.

Les erreurs de couverture ont augmenté comparativement au Recensement de 2001. Le taux de sous-dénombrement et le taux de surdénombrement ont augmenté. Or, étant donné que l'augmentation du taux de surdénombrement est supérieure à l'augmentation du taux de sous‑dénombrement, le taux de sous-dénombrement net estimé a diminué.

La présente section fait état des estimations du sous-dénombrement net pour diverses variables géographiques et démographiques, soit :

Le tableau 1.2.2 fournit une estimation du sous-dénombrement net en fonction de l'estimation du nombre net de personnes omises, des erreurs-types associées à l'estimation, ainsi que l'estimation du taux de sous-dénombrement net correspondant et des erreurs-types pour chacune de ces variables. Les estimations négatives du sous-dénombrement net indiquent que le taux de surdénombrement était supérieur au taux de sous-dénombrement. La section 9 explique de quelle façon une telle situation peut se produire.

L'erreur-type donne une idée de l'exactitude des estimations découlant de l'échantillonnage. Les estimations sont jugées exactes en deçà de plus ou moins deux erreurs-types, 19 fois sur 20. Autrement dit, il y a environ 19 chances sur 20 (95 %) que le taux de sous-dénombrement net réel de la population lors du Recensement de 2006 se situe entre 2,34 % et 3,00 % (2,67 % + ou – deux erreurs-types) ou environ deux chances sur trois (68 %) que le taux réel se situe entre 2,50 % et 2,84 % (2,67 % + ou - une erreur-type).

Étant donné que le sous-dénombrement net tient compte du sous-dénombrement et du surdénombrement, le lecteur devrait également consulter les estimations du sous-dénombrement et du surdénombrement qu'on trouve au tableau 1.3. Un taux de sous-dénombrement net peu élevé peut, notamment, indiquer un taux de sous-dénombrement peu élevé ou un taux élevé avec un taux de surdénombrement élevé.

C'est en Ontario et dans les provinces de l'ouest que le taux de sous-dénombrement net de la population est le plus élevé. Parmi les provinces, c'est en Ontario que le taux de sous-dénombrement net est le plus élevé, soit 3,69 %. L'Alberta (3,27 %) et le Manitoba (2,90 %) viennent au deuxième et au troisième rang. C'est au Québec que le taux de sous-dénombrement net de la population est le moins élevé, soit 0,80 %. Le taux de sous-dénombrement net est plus élevé dans les territoires, passant de 3,76 % dans le cas des Territoires du Nord-Ouest, à 5,61 % dans le cas du Territoire du Yukon.

Le taux de sous-dénombrement net de la population est généralement plus élevé dans le cas des hommes et le taux le plus élevé vise les jeunes adultes. Le taux de sous‑dénombrement net des hommes représente un peu plus de deux fois et demie le taux de sous-dénombrement des femmes, soit 3,89 % comparativement à 1,48 %. Le taux de sous‑dénombrement net le plus élevé vise les adultes âgés de 20 à 34 ans (hommes et femmes). Le taux de sous-dénombrement net le plus élevé vise les hommes âgés de 25 à 34 ans, soit 9,91 % comparativement à 9,46 % dans le cas des jeunes hommes de 20 à 24 ans. Chez les femmes, le taux atteint 5,69 % dans le cas des femmes âgées de 20 à 24 ans et 6,08 % dans le cas des femmes âgées de 25 à 34 ans. Le taux de sous-dénombrement net est négatif, ce qui indique qu'il y a plus de personnes dénombrées plus d'une fois que de personnes omises dans le cas des hommes et des femmes âgés de 15 à 17 ans, dans le cas des femmes âgées de 55 ans et plus et dans le cas des hommes âgés de 65 ans et plus.

Le taux de sous-dénombrement net de la population âgée de 15 ans et plus est plus élevé dans le cas des personnes célibataires. Si l'on tient compte de l'état matrimonial, environ deux tiers des cas de sous-dénombrement net chez la population âgée de plus de 15 ans visent des personnes célibataires, c'est‑à-dire des personnes qui n'ont jamais été mariées légalement et qui ne vivaient pas en union de fait. Le taux de sous-dénombrement net de ce groupe est de 6,70 %. Le taux de sous-dénombrement net des personnes séparées mais ne vivant pas en union de fait est également élevé (9,75 %), surtout dans le cas des hommes (16,84 %).

Le taux de sous-dénombrement net de la population est plus élevé dans le cas des allophones. Le taux de sous-dénombrement net des personnes dont la langue maternelle est l'anglais est supérieur au taux de sous-dénombrement net des personnes dont la langue maternelle est le français (2,31 % comparativement à 0,52 %), ce qui dénote un taux de sous‑dénombrement net moins élevé dans le cas du Québec. Le taux de sous-dénombrement net des allophones, c'est‑à-dire les personnes dont la langue maternelle n'est ni le français ni l'anglais, est plus élevé (6,89 %). Le sous-dénombrement net des allophones se situe près du taux de sous-dénombrement net des personnes dont la langue maternelle est l'anglais, soit 385 432 personnes comparativement à 439 185 personnes.

Le sous-dénombrement net de la population est légèrement plus fréquent dans les régions urbaines. En effet, le taux de sous-dénombrement net est de 2,87 % dans le cas des personnes qui auraient dû être dénombrées dans l'une des régions métropolitaines de recensement (RMR). Ce taux est légèrement supérieur au taux de sous-dénombrement net des personnes ne vivant pas dans une RMR (2,25 %).

1.3 Sous-dénombrement

Les personnes visées par le sous-dénombrement sont généralement des personnes qui n'ont pas été dénombrées à titre de résident habituel dans le questionnaire rempli pour leur lieu habituel de résidence. Ainsi, les personnes qui considèrent leur lieu de résidence comme un lieu de résidence temporaire n'ont peut-être pas été incluses comme résident habituel ailleurs. Les personnes n'ayant pas de lieu habituel de résidence et qui, par conséquent n'ont pas été dénombrées, p. ex., les « sans-abri », sont également visées par le sous-dénombrement.

La présente section fait état des estimations du sous-dénombrement établies en fonction de différentes variables géographiques et démographiques, soit :

Le tableau 1.3 renferme une estimation du sous-dénombrement en ce qui a trait au nombre de personnes omises, aux erreurs-types associées à l'estimation, au taux de sous‑dénombrement estimé correspondant et aux erreurs-types connexes. Dans certains cas, le sous-dénombrement estimé est négatif (p. ex., - 4 127 personnes dans le cas des femmes âgées de 55 à 64 ans). La section 9 explique de quelle façon une telle situation peut se produire.

On dénote certaines tendances démographiques en ce qui a trait au sous-dénombrement :

  • Le taux de sous-dénombrement dans le cas des hommes représente près du double du taux de sous-dénombrement des femmes, soit 5,51 % comparativement à 3,04 %.
  • Le taux de sous-dénombrement le plus élevé vise les jeunes adultes âgés de 18 à 34 ans (hommes et femmes).
  • Chez les jeunes hommes adultes, le taux de sous-dénombrement est 10.06 % dans le cas des hommes âgés de 18 à 19 ans; 12,21 % dans le cas des hommes âgés de 20 à 24 ans et 11,42 % dans le cas des hommes âgés de 25 à 34 ans.
  • Si l'on tient compte de l'état matrimonial, le taux de sous-dénombrement était plus élevé au sein de la population âgée de 15 ans ou plus qui est célibataire et qui ne vit pas en union de fait. Le taux pour ce groupe était de 8,86 %. Le taux de sous-dénombrement était également élevé dans le cas des personnes séparées qui ne vivaient pas en union de fait. Le taux pour ce groupe était de 9,75 %. Dans les deux cas, ces taux étaient plus élevés pour les hommes que pour les femmes.

Le tableau 1.3 met en évidence le profil des personnes les plus susceptibles d'avoir été omises lors du Recensement de 2006, c'est‑à‑dire les hommes âgés de 18 à 34 ans qui sont célibataires (qui n'ont jamais été mariés ni en union de fait). La langue maternelle autre que le français ou l'anglais revêt également une importance.

1.4 Surdénombrement

Le surdénombrement de la population désigne le nombre de dénombrements en trop de personnes incluses plus d'une fois dans les chiffres du recensement (généralement deux fois). Cette erreur résulte en un biais des totalisations et des estimations établies étant donné que ces personnes auraient dû être dénombrées une seule fois. Citons, à titre d'exemples de surdénombrement, les enfants dont les parents ne vivent pas ensemble et qui sont inclus dans la formule de recensement de chaque parent, les personnes qui s'absentent de la maison pour des raisons professionnelles et dont le nom figure dans la formule de la famille et dans la formule du logement où elles vivent pendant qu'elles travaillent, ainsi que les étudiants qui poursuivent leurs études et qui sont inclus dans la formule de recensement de leurs colocataires et de leurs parents.

La présente section fait état des estimations du surdénombrement établies en fonction de différentes variables géographiques et démographiques, soit :

Le tableau 1.3 renferme également une estimation du surdénombrement en ce qui a trait au nombre de personnes dénombrées plus d'une fois, aux erreurs-types associées à l'estimation, au taux de surdénombrement estimé correspondant et aux erreurs-types connexes.

Les estimations du surdénombrement qu'on trouve au tableau 1.3 sont assujetties à un taux d'erreur d'échantillonnage moins élevé que les estimations du sous-dénombrement. On dénote certaines tendances démographiques en ce qui a trait au surdénombrement :

  • Le taux de surdénombrement varie beaucoup moins que le taux de sous-dénombrement et ce, pour l'ensemble des provinces et territoires.
  • Le taux de surdénombrement est légèrement plus élevé dans le cas des femmes que dans le cas des hommes, soit 1,62 % comparativement à 1,56 %.
  • Le taux de surdénombrement est plus élevé dans le cas des enfants et des jeunes adultes âgés de cinq à 34 ans. Le taux le plus élevé vise les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (2,88 %).
  • Tout comme dans le cas du sous-dénombrement, le taux de surdénombrement le plus élevé vise les personnes qui n'ont jamais été mariées et qui ne vivent pas en union de fait (1,96 %).

Le tableau 1.3 dresse un profil des personnes les plus susceptibles d'avoir été dénombrées deux fois. Ainsi, il y a autant de chances qu'il s'agisse d'hommes que de femmes, d'enfants que de jeunes adultes et, dans le cas des personnes âgées de 15 ans et plus, de célibataires que de veufs. L'analyse du surdénombrement a permis de constater qu'environ la moitié des personnes dénombrées plus d'une fois étaient des enfants dont les parents sont séparés, de jeunes adultes qui vivent ailleurs qu'au domicile familial ou des familles ayant déménagé.

Note:

  1. Ce taux ne correspond pas au taux de 2,8 % publié le 29 septembre 2008 étant donné que les réserves et établissements indiens incomplètement dénombrés sont exclus. Toutes les estimations d’erreurs de couverture incluses dans le présent document font abstraction des erreurs de couverture visant ce groupe.

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