Introduction à l'univers de la géographie

L'univers de la géographie définit des termes relatifs aux concepts, à l'infrastructure, aux produits et aux services géographiques. Le résumé qui suit met en relief les changements apportés au programme géographique pour le Recensement de 2011. Le lecteur désireux d'obtenir de plus amples renseignements se reportera à la définition des termes.

Régions géographiques

Les données du recensement sont diffusées selon un certain nombre de régions géographiques normalisées. Ces régions peuvent être soit administratives, soit statistiques. Les régions administratives sont définies, à quelques exceptions près, par des lois fédérales, provinciales et territoriales. Les régions statistiques sont définies par Statistique Canada aux fins de l'élaboration du cadre spatial utilisé pour la diffusion des données du recensement. L'ordre hiérarchique des unités géographiques normalisées pour les besoins de la diffusion est présenté à la figure 1, tandis que la répartition des unités géographiques par province et par territoire est présentée dans le tableau 1.

Mises à jour pour 2011

  • Amélioration de la couverture et de la qualité de l'infrastructure géographique de Statistique Canada

    La Base nationale de données géographiques (BNDG) a été créée dans le cadre d'un projet conjoint de Statistique Canada et Élections Canada visant à élaborer et à tenir à jour un fichier national du réseau routier qui répondrait aux besoins des deux organismes. Depuis 2001, nous nous consacrons principalement à actualiser la couverture du réseau routier et à en améliorer la qualité en utilisant toutes les données de sources provinciales. Toutefois, les données de sources provinciales et locales suivantes ont servi au réalignement géométrique : le Digital Road Atlas (DRA) en Colombie-Britannique et le Réseau routier de l'Ontario (RRO) dans six divisions de recensement en Ontario (Halton, Hamilton, Ottawa, Peel, Toronto et Waterloo). La base de données contient maintenant des données de sources territoriales pour le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. Nous avons ainsi ajouté dans la BNDG un grand nombre de noms de route et de tranches d'adresses, tout en améliorant la précision géométrique.

    La BNDG comprend également des couches de référence distinctes renfermant des traits physiques et culturels comme des traits hydrographiques, des voies ferrées et des lignes de transport d'énergie.

    Ces améliorations et ces ajouts ont été intégrés à l'Infrastructure des données spatiales (IDS) de la Division de la géographie. Ainsi, les utilisateurs de produits géographiques du Recensement de 2011, tels les fichiers du réseau routier, les fichiers des limites et les cartes de référence, pourront situer géographiquement les données du recensement avec plus de précision qu'auparavant.

  • Régions géographiques normalisées

    En 2011, le terme « centre de population » (CTRPOP) remplace le terme « région urbaine » (RU). Un centre de population désigne une région ayant une concentration démographique d'au moins 1 000 habitants et une densité de population d'au moins 400 habitants au kilomètre carré. Toutes les régions situées à l'extérieur des centres de population continuent d'être considérées comme des régions rurales.

    Les centres de population sont divisés en trois groupes selon la taille de leur population, afin de refléter l'existence d'un continuum entre urbain et rural :

    • Les petits centres de population comptent une population de 1 000 à 29 999 habitants.
    • Les moyens centres de population comptent une population de 30 000 à 99 999 habitants.
    • Les grands centres de population urbains comptent une population de 100 000 habitants et plus.

    Les utilisateurs de l'ancien concept des régions urbaines peuvent poursuivre leur analyse longitudinale en se servant des centres de population.

    Les termes « noyau », « banlieue » et « région rurale » remplacent les termes « noyau urbain », « banlieue urbaine » et « banlieue rurale » pour le Recensement de 2011. De même, le terme « noyau secondaire » remplace le terme « noyau urbain secondaire ». Ces termes permettent de faire la distinction entre les centres de population (CTRPOP) et les régions rurales à l'intérieur d'une région métropolitaine de recensement (RMR) ou d'une agglomération de recensement (AR).

    Les critères de délimitation de 2011 pour l'inclusion de régions dans le programme des localités désignées (LD) ont changé. Les deux critères de délimitation de 2006 qui demeurent en vigueur sont les suivants : la région doit avoir une superficie de 10 kilomètres carrés ou moins, et elle ne doit pas chevaucher la région d'un CTRPOP.

    Pour 2011, il n'est plus nécessaire qu'une LD ait une population minimale de 100 habitants et une population maximale de 1 000 habitants. En plus, une LD n'est plus tenue de satisfaire au critère selon lequel la densité de sa population est d'au moins 150 personnes au kilomètre carré. Cependant, si la population d'une LD excède 1 000 habitants et que la densité de population est d'au moins 400 habitants au kilomètre carré, alors la LD pourra encore être considérée, le cas échéant, comme un CTRPOP. Les centres de population qui n'en sont plus en 2011 en raison de la diminution de leur population seront évalués afin de déterminer s'ils peuvent être reconnus comme des LD. Enfin, il n'est plus nécessaire que les LD respectent les limites de subdivision de recensement (SDR).

  • Ajustement des chiffres de population

    Statistique Canada prend des mesures supplémentaires afin de protéger la vie privée de tous les Canadiens et la confidentialité des données qu'ils fournissent. À ce titre, certains chiffres de population des secteurs géographiques sont ajustés afin d'assurer la confidentialité des données.

    Dans le cas des îlots de diffusion dont la population est inférieure à 15 habitants, les chiffres de population totale sont arrondis à un multiple de 5. Les chiffres de population de toutes les régions géographiques normalisées de niveau supérieur à celui de l'îlot de diffusion sont calculés en additionnant les chiffres ajustés des îlots de diffusion. Toutefois, l'ajustement des chiffres des îlots de diffusion est contrôlé de sorte que les chiffres de population des aires de diffusion se situent toujours à plus ou moins 5 de la valeur réelle. L'ajustement n'aura pas d'incidence sur les chiffres de population des divisions de recensement et des grandes subdivisions de recensement. Les chiffres de population des circonscriptions électorales fédérales seront à plus ou moins 5 de la valeur réelle. Les chiffres des logements ne sont pas ajustés.