Guide de référence sur le revenu, Recensement de la population, 2016

Date de diffusion : le 13 septembre 2017 Version PDF : à être diffusé le 29 novembre 2017

Définitions et concepts

En 2016, pour la première fois, les données administratives ont constitué l'unique source d'information sur le revenu pour le Programme du recensement. L'utilisation de données administratives a non seulement allégé le fardeau de la réponse, mais a aussi accru la qualité et la quantité des données disponibles sur le revenu.

L'intégration des données sur le revenu provenant des dossiers d'impôt et des prestations de l'Agence du revenu du Canada dans le questionnaire abrégé du recensement permet, pour la première fois, la compilation de statistiques sur le revenu pour les personnes au Canada, leurs familles et leurs ménages à des niveaux géographiques détaillés.

Utilisées de pair avec les caractéristiques ethnoculturelles, de scolarité et du travail recueillies sur un questionnaire détaillé du recensement, les données sur le revenu peuvent faire la lumière sur de nombreuses questions socioéconomiques.

Les gouvernements utilisent les statistiques sur le revenu pour évaluer le bien-être économique et élaborer des programmes de soutien du revenu et des services sociaux, comme les programmes de prestation pour enfants, les programmes de l'assurance-emploi, les suppléments de revenu provinciaux et les prestations de bien-être social.

Les entreprises, grandes et petites, peuvent utiliser les statistiques sur le revenu pour situer des magasins près des consommateurs et pour mettre au point de nouveaux produits et services.

Les chercheurs du secteur privé et du secteur public ainsi que les universitaires peuvent aussi utiliser les données sur le revenu pour étudier les marchés du travail et les tendances industrielles, et comparer les revenus entre les quartiers, les villes et les régions.

Les renseignements sur le revenu des particuliers ont été compilés pour la population âgée de 15 ans et plus. Le revenu imposable et non imposable, de nature régulière et récurrente, reçu pendant l'année civile 2015 a été inclus. Les recettes ponctuelles, comme les retraits forfaitaires de régimes enregistrés d'épargne-retraite (REER) et d'autres régimes d'épargne, les règlements forfaitaires d'assurance ou de prestations de retraite, les gains ou pertes en capital, les héritages et les gains de loterie ont été exclus.

Les utilisateurs doivent savoir que les définitions du revenu à Statistique Canada ne correspondent pas toujours aux concepts utilisés par d'autres organisations. Par exemple, la définition du revenu total aux fins du Programme du Recensement de la population ne correspond pas à celle qu'utilise l'Agence du revenu du Canada aux fins de l'impôt sur le revenu.

Les utilisateurs doivent noter également les périodes ou les dates de référence lorsqu'ils analysent les données sur le revenu avec d'autres variables. La période de référence pour les données sur le revenu est l'année civile 2015. Les variables démographiques recueillies dans le questionnaire, comme l'âge et la situation familiale, reflètent les caractéristiques du répondant le jour de référence du recensement, le 10 mai 2016.

Certaines variables de travail du questionnaire détaillé, comme les Heures travaillées à un emploi salarié ou à son compte et Situation d'activité, s'appliquent à l'emploi occupé pendant la semaine de référence du dimanche 1er mai au samedi 7 mai 2016, et non pas à l'année civile 2015. D'autres variables de travail comme la Catégorie de travailleurs, l'Industrie et la Profession s'appliquent à l'emploi occupé pendant la semaine de référence du dimanche 1er mai au samedi 7 mai 2016 ou à l'emploi le plus récent occupé depuis le 1er janvier 2015. Par conséquent, le revenu d'emploi de 2015 n'est pas nécessairement celui de l'emploi déclaré.

Trois variables de travail ont la même période de référence pour les données sur le revenu : Semaines travaillées pendant l'année de référence, Semaines travaillées à plein temps ou à temps partiel pendant l'année de référence et Travail pendant l'année de référence.

Dans l'analyse du logement, les données sur le revenu sont utilisées avec les Frais de logement pour calculer la variable de logement – Rapport des frais de logement au revenu. Il y a de légères incompatibilités, car ces variables de frais de logement, de même que leurs composantes (Charges de copropriété, Paiement annuel pour l'électricité, Paiement annuel pour les combustibles, Paiement annuel pour l'eau et les autres services municipaux, Impôt foncier annuel, Paiement hypothécaire mensuel et Loyer mensuel en argent) ont été recueillies soit pour le mois le plus récent soit pour les 12 derniers mois précédant la période de référence, alors que les données sur le revenu l'ont toujours été pour l'année civile précédente.

Toutes les variables observées au recensement sont définies dans le Dictionnaire, Recensement de la population, 2016, no 98-301-X au catalogue. On trouvera plus d'information au sujet du recensement dans le Guide du Recensement de la population, 2016, no 98-304-X au catalogue.

Le Revenu total peut être divisé en deux grandes catégories : le Revenu du marché et les Transferts gouvernementaux, qui peuvent être subdivisés comme suit pour des analyses plus détaillées du revenu.

Revenu du marché

Transferts gouvernementaux

Pour une illustration de la structure hiérarchique des composantes du revenu, veuillez consulter la figure à l'annexe 4.1, Composantes du revenu en 2015, ou la Classification des sources de revenu détaillée.

Le Revenu après impôt est une mesure utile des fonds dont dispose le ménage, la famille ou le particulier pour la consommation, l'épargne ou le placement. Il est dérivé par la déduction de l'impôt sur le revenu du revenu total. L'impôt sur le revenu se compose de l'impôt fédéral net et des impôts provinciaux et territoriaux.

Il y a aussi plusieurs variables connexes disponibles pour compléter les concepts de revenu.

En plus des concepts qui précèdent et qui sont communs aux questionnaires abrégés et détaillés, les variables relatives au concept de faible revenu dit Mesure du panier de consommation (MPC) élaboré par Emploi et Développement social Canada (EDSC) sont aussi disponibles, mais uniquement pour le questionnaire détaillé du recensement. Le Revenu disponible pour la MPC est le montant du revenu disponible, après l'ajout de la différence observée au chapitre des dépenses des propriétaires n'ayant pas d'hypothèque pour la MPC (tableau 4.6) et après déduction du revenu après impôt des Dépenses obligatoires pour la MPC. Les Dépenses obligatoires pour la MPC comprennent les retenues obligatoires sur la rémunération, les dépenses de soins de santé, les Frais de garde d'enfants payés et les Paiements pour les pensions alimentaires pour les enfants ou le conjoint.

Puisqu'il est possible de regrouper ou partager le revenu pour régler des dépenses comme l'alimentation et le logement, il est souvent utile d'examiner la situation d'une famille ou d'un ménage en faisant la somme du revenu des membres de la famille ou du ménage. Le revenu total et le revenu après impôt ont été dérivés à divers niveaux d'agrégation.

Les définitions de Famille de recensement, Famille économique, Ménage et Ménage privé se trouvent dans le Dictionnaire, Recensement de la population, 2016, no 98-301-X au catalogue. La figure 3.1 Appartenance aux familles et situation des particuliers dans ces familles du Dictionnaire du recensement illustre les relations et les classifications des personnes à chaque niveau d'agrégation.

Pour faciliter les comparaisons entre les familles ou les ménages de tailles différentes, on donne aussi les revenus rajustés des familles et des ménages. On les calcule en divisant les revenus des familles et des ménages par un facteur égal à la racine carrée de la taille de la famille ou du ménage (appelé échelle d'équivalence). Ce rajustement pour les différences de taille des familles et des ménages tient compte des économies d'échelle. Il reflète le fait que les besoins d'une famille ou d'un ménage augmentent, mais à taux décroissant, à mesure que croît le nombre de ses membres. Les variables de revenu rajusté de la famille et du ménage sont :

Des statistiques comme la moyenne ou la médiane peuvent être calculées pour toutes les variables de revenu. On trouvera à l'annexe 4.0 Statistiques dérivées du Dictionnaire,  Recensement de la population, 2016, no 98-301-X au catalogue, des notes sur la méthodologie de dérivation de ces statistiques au niveau de la population et à d'autres niveaux d'agrégation.

En 2016, dans le cadre des mesures visant à assurer la non-divulgation de caractéristiques individuelles, les statistiques sur le revenu moyen et agrégé sont seulement disponibles pour la population échantillonnée, c'est-à-dire qu'elles sont tirées des réponses au questionnaire détaillé du recensement. Les statistiques sur le revenu médian constituent la mesure de la tendance centrale qui est disponible pour la totalité de la population (questionnaire abrégé du recensement).

Dans les produits normalisés sur le revenu qui comprennent les données historiques, les montants en dollars ont été convertis, s'il y a lieu, en dollars constants de 2015 à l'aide de l'Indice des prix à la consommation (IPC).

Classifications

On peut transformer les variables quantitatives de revenu en variables qualitatives pour faire des classifications aux fins de totalisation.

Les bénéficiaires de revenu peuvent être classés en fonction de la présence d'une source de revenu donnée. Par exemple, les personnes âgées de 15 ans et plus ayant un revenu d'emploi sont classées comme Salariés ou bénéficiaires d'un revenu d'emploi.

La population peut aussi être catégorisée en groupes de revenu. Une méthode de classification à cet égard est fondée sur les déciles; les particuliers sont classés en dix groupes de revenu contenant des nombres égaux de personnes.

Le concept du décile peut s'appliquer à tout concept de revenu. La variable groupe de décile de revenu après impôt des familles économiques est dérivée du classement du revenu après impôt rajusté de la famille économique et des personnes hors famille économique vivant dans un ménage privé. La variable groupe de décile de revenu total est dérivée du classement du revenu total de la population âgée de 15 ans et plus vivant dans un ménage privé. La variable groupe de décile de revenu d'emploi est dérivée du classement du revenu d'emploi de l'ensemble des bénéficiaires d'un revenu d'emploi vivant dans un ménage privé.

Les personnes, les familles et les ménages peuvent être classés en situation de faible revenu selon différents concepts de faible revenu. Il y a quatre mesures de faible revenu disponibles à partir des questionnaires abrégés et détaillés du recensement : Mesure de faible revenu après impôt (MFR-ApI), Mesure de faible revenu avant impôt (MFR-AvI), Seuils de faible revenu après impôt (SFR-ApI) et Seuils de faible revenu avant impôt (SFR-AvI). La Mesure du panier de consommation (MPC) d'EDSC n'est disponible que pour l'échantillon du questionnaire détaillé.

Ces concepts diffèrent selon la variable de revenu utilisée (revenu avant impôt, revenu après impôt ou revenu disponible pour la MPC), le niveau d'agrégation (familles économiques et personnes hors famille économique ou ménages) et la source du seuil applicable.

Le tableau 4.1 Sommaire des lignes de faible revenu au Programme du Recensement de la population de 2016 résume les différentes caractéristiques de chaque mesure.

Les montants seuils réels pour l'année civile 2015 sont présentés dans les tableaux suivants :

Pour chacune de ces méthodes, une fois que la situation de faible revenu est établie, il est possible de calculer plusieurs indicateurs de faible revenu :

Méthodes de collecte

Les variables de revenu ont été construites à l'aide de divers fichiers de l'Agence du revenu du Canada (ARC) concernant l'impôt et les prestations plutôt que recueillies par les questionnaires.

Dans l'intérêt de la plus grande couverture possible des données sur le revenu, les déclarants et les non-déclarants connus de l'agence ont été inclus dans le couplage d'enregistrements entre le recensement et la base de données administrative de l'ARC. Les déclarants étaient ceux qui avaient produit une déclaration de revenus pour l'année civile 2015. Les non-déclarants n'ont pas produit de déclaration de revenus pour 2015, mais certains renseignements administratifs sont disponibles à leur sujet.

Il y avait trois principaux types de données administratives provenant de l'ARC. Le premier provenait des déclarations de revenus et de prestations T1, de telle sorte que cette information ne serait disponible que pour les déclarants. Le deuxième type était associé aux feuillets de renseignements fiscaux émis par les employeurs (p. ex., T4), les institutions financières (p. ex., T3, T4A, T4RIF, T4RSP, T5) et les administrateurs de divers programmes gouvernementaux (p. ex., T4A(P), T4A(OAS), T4E, T5007). Les renseignements des feuillets étaient disponibles pour les déclarants comme pour les non-déclarants. Le troisième type de données, aussi disponible pour les déclarants comme pour les non-déclarants, avait trait aux programmes gouvernementaux administrés par l'ARC, comme le programme de la Prestation universelle pour la garde d'enfants, le programme de la Prestation fiscale canadienne pour enfants et le programme des crédits pour la Taxe sur les produits et services/Taxe de vente harmonisée.

Donc, pour les répondants qui étaient des déclarants, il y avait des renseignements complets pour construire toutes les variables individuelles mentionnées dans la section Définitions et concepts. Pour les répondants qui n'étaient pas des déclarants, il n'y avait que suffisamment de renseignements pour établir certaines variables. Les variables qui ne pouvaient être établies par les données disponibles l'ont été par imputation. Pour les répondants pour lesquels il n'y a pas eu de couplage avec les fichiers administratifs de l'ARC, il n'y avait d'abord aucune donnée; il a fallu procéder par imputation pour établir toutes les variables de revenu. Les détails de la portée et des incidences de l'imputation sont donnés dans la section de Qualité des données.

En plus des données administratives, deux questions ont servi à recueillir des données sur les dépenses obligatoires dans le questionnaire détaillé du recensement pour produire des statistiques relatives au concept de faible revenu dit « Mesure du panier de consommation » (MPC) élaboré par EDSC. La question 48 demandait aux personnes qui avaient travaillé en 2015 de déclarer les Frais de garde d'enfants payés en 2015. La question 49 demandait le montant des Paiements pour les pensions alimentaires pour les enfants ou le conjoint versés à un ex-conjoint ou ex-partenaire en 2015.

Qualité des données

Le Recensement de la population de 2016 a fait l'objet d'une évaluation minutieuse de la qualité des données, semblable à celle effectuée pour les recensements antérieurs. Un certain nombre d'indicateurs de la qualité des données (brièvement décrits ci-dessous) ont été produits et utilisés afin d'évaluer la qualité des données.

L'évaluation de la qualité des données a été effectuée en plus des vérifications régulières de la qualité menées aux étapes clés du recensement. Par exemple, pendant la collecte et le traitement des données, la cohérence des réponses fournies a été vérifiée et les taux de non-réponse ont été analysés pour chaque question. De plus, la qualité des réponses imputées a été évaluée aux étapes du contrôle et de l'imputation des données. Enfin, les chiffres tirés du recensement ont été comparés à ceux d'autres sources et certifiés aux fins de diffusion.

Pour plus de renseignements sur la qualité des données pour la subdivision de recensement de Wood Buffalo, la méthode de collecte de données et l'utilisation de données administratives, veuillez vous reporter à l'annexe 1.4 du Guide du Recensement de la population, 2016, no 98-304-X au catalogue.

Les points saillants de cette évaluation concernant les données sur le revenu sont présentés ci-dessous.

Indicateurs de la qualité des données

Un certain nombre d'indicateurs de qualité ont été produits et analysés pendant l'évaluation de la qualité des données du Recensement de la population. Trois de ces indicateurs sont présentés aux utilisateurs, soit le taux global de non-réponse (TGN), l'indicateur de la qualité des données sur le revenu et le taux d'imputation.

Le TGN combine la non-réponse des ménages (ou la non-réponse totale) et la non-réponse aux questions (non-réponse partielle). Il est calculé pour chaque région géographique. Le TGN est le principal critère qui permet de déterminer si les chiffres du recensement sont diffusés ou non pour une région géographique donnée; les données sont supprimées pour les régions géographiques qui présentent un TGN égal ou supérieur à 50 %. Pour en savoir plus sur le TGN, veuillez vous reporter au Guide du Recensement de la population, 2016, no 98-304-X au catalogue.

Afin de réduire le fardeau des Canadiens, plutôt que de poser des questions sur le revenu, Statistique Canada a utilisé les renseignements de l'Agence du revenu du Canada en couplant les données des répondants du recensement à celles de dossiers fiscaux et de prestations. Un indicateur de la qualité des données mesurant le pourcentage des données sur le revenu qui n'ont pas été obtenues à partir des fichiers de données administratives a été calculé. L'étendue de l'indicateur de la qualité des données sur le revenu est fournie aux utilisateurs. Les sections ci-dessous sur les taux de couplage et l'indicateur de la qualité des données résument les incidences de l'utilisation des données administratives dans le cadre de la collecte des données sur le revenu. La section sur le contrôle et l'imputation des données examine la mesure dans laquelle certaines variables du revenu ont été imputées en raison d'un manque de renseignements dans les sources administratives.

Certification des chiffres définitifs

Une fois que le traitement, le contrôle et l'imputation des données ont été achevés, les données ont été totalisées de sorte à représenter la population canadienne totale. La certification des chiffres définitifs est la dernière étape dans le processus de validation menant à la recommandation des données en vue de la diffusion de chaque niveau géographique et domaine d'intérêt. Selon l'analyse des indicateurs de la qualité des données et la comparaison des chiffres du recensement à d'autres sources de données, on recommande la diffusion inconditionnelle, conditionnelle ou la non-diffusion pour des raisons de qualité. En cas de diffusion conditionnelle ou de non-diffusion, des notes et des mises en garde appropriées sont incluses dans le présent guide. Plusieurs sources de données ont été utilisées pour évaluer les chiffres du recensement. Toutefois, puisque le risque d'erreur augmente souvent pour les niveaux géographiques inférieurs et les petites populations, et que les sources de données utilisées pour évaluer les résultats à ces niveaux sont moins fiables (ou non disponibles), il peut être difficile de certifier les chiffres à ces niveaux.

Les chiffres du recensement sont également soumis à des règles de confidentialité qui permettent d'empêcher la divulgation de l'identité et des caractéristiques des répondants. Pour en savoir plus sur les règles en matière de confidentialité des données du recensement, veuillez vous reporter au Guide du Recensement de la population, 2016, no 98-304-X au catalogue.

Couplage avec les dossiers administratifs – ménages privés

Un couplage adéquat des dossiers fiscaux est indispensable si l'on veut disposer de statistiques fiables sur le revenu. Comme il est mentionné dans la section sur les méthodes de collecte, l'information sur les répondants au recensement pouvait être couplée à deux types de dossiers de l'ARC selon qu'ils étaient : 1) des déclarants, pour lesquels toute l'information sur le revenu pouvait être tirée des déclarations T1, des feuillets fiscaux et des programmes gouvernementaux administrés par l'ARC, et 2) des non-déclarants, pour lesquels seule l'information provenant des feuillets fiscaux et des programmes gouvernementaux administrés par l'ARC était disponible. Le niveau ou taux global de couplage avec les dossiers de l'ARC inclut à la fois le groupe des déclarants et le groupe des non-déclarants, tandis que le niveau ou taux de couplage T1 est établi selon le groupe des déclarants T1.

En 2016, l'information de 94,8 % de la population âgée de 15 ans et plus dans les ménages privés a été couplée à un dossier administratif de l'ARC. Plus précisément, 85,2 % de la population a été couplée à un dossier de déclarant, et 9,6 % a été couplée à un dossier de non-déclarant. En revanche, en 2006, l'information de 73,4 % de la population avait été couplée à un dossier de déclarant. Cette augmentation est attribuable à l'autorisation d'accès aux dossiers fiscaux donnée par 82,4 % de la population et au taux de couplage de 89,1 % de la population en 2016. De plus, en 2006, les non-déclarants n'étaient pas inclus dans le bassin de couplageNote 1.

Les taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 variaient davantage sur le plan géographique que les taux de couplage avec les dossiers de l'ARC. Parmi les provinces, l'Alberta (82,4 %), la Colombie-Britannique (82,9 %) et l'Ontario (83,8 %) affichaient les taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 les plus faibles. Le Québec (89,7 %) affichait le taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 le plus élevé. Dans les trois territoires, les taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 étaient tous en deçà du niveau national : 71,5 % au Nunavut, 76,2 % dans les Territoires du Nord-Ouest et 77,8 % au Yukon. Lorsque l'on tenait compte à la fois des déclarants et des non-déclarants, le taux de couplage augmentait considérablement. Dans chaque province, de 93 % à 96 % de la population a été couplée à un dossier de l'ARC. Le plus faible taux de couplage avec les dossiers de l'ARC pour les territoires s'élevait tout de même à 85,7 % (Nunavut). Les enregistrements qui n'ont été couplés à aucun dossier de l'ARC étaient répartis à peu près moitié-moitié entre les ménages non répondants et les ménages répondants.

Les taux de couplage variaient selon les groupes de population. Par exemple les taux de couplage des femmes étaient légèrement supérieurs à ceux des hommes. Bien que les taux de couplage avec les dossiers de l'ARC étaient plutôt constants d'un groupe d'âge à l'autre, allant de 93,8 % à 95,9 %, les taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 augmentaient avec l'âge. L'écart le plus notable était le faible taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 chez les 15 à 19 ans (42,3 %). Par comparaison, le taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 s'élevait à 84,3 % chez les 20 à 24 ans et à 93,2 % chez les 65 ans et plus. Les personnes vivant dans les réserves ou dans des régions éloignées dénombrées à l'aide du questionnaire 2A-R affichaient également de faibles taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 et les dossiers de l'ARC (63,9 % et 82,2 %, respectivement).

Tableau 1
Taux de couplage avec les dossiers fiscaux pour la population âgée de 15 ans ou plus vivant dans des ménages privés, Recensement de 2006, Enquête nationale auprès des ménages de 2011 et Recensement de 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de couplage avec les dossiers fiscaux pour la population âgée de 15 ans ou plus vivant dans des ménages privés, Recensement de 2006, Enquête nationale auprès des ménages de 2011 et Recensement de 2016. Les données sont présentées selon Régions (titres de rangée) et Taux de couplage avec les dossiers fiscaux (pourcentage) (figurant comme en-tête de colonne).
Régions Taux de couplage avec les dossiers fiscaux (%)
Recensement de 2006 (questionnaire détaillé)Tableau 1 Note 1 ENM de 2011Tableau 1 Note 1 Recensement de 2016 (questionnaire abrégé) – Dossier T1Tableau 1 Note 2 Recensement de 2016 (questionnaire abrégé) – Dossier de l'ARCTableau 1 Note 3
Canada 73,4 65,0 85,2 94,8
Terre-Neuve-et-Labrador 77,7 70,7 88,2 95,4
Île-du-Prince-Édouard 76,8 67,4 87,0 95,2
Nouvelle-Écosse 75,6 68,1 85,7 95,1
Nouveau-Brunswick 77,1 69,5 87,9 95,6
Québec 76,6 71,0 89,7 96,1
Ontario 71,8 62,2 83,8 95,0
Manitoba 74,1 65,3 84,9 95,1
Saskatchewan 75,3 67,1 85,2 94,4
Alberta 74,2 61,8 82,4 93,8
Colombie-Britannique 69,8 61,9 82,9 93,1
Yukon 47,9 61,9 77,8 90,6
Territoires du Nord-Ouest 35,2 67,9 76,2 87,8
Nunavut 8,2 61,3 71,5 85,7

Couplage avec les dossiers administratifs – ménages collectifs

En raison des différences quant à la méthodologie de collecte, la quantité de renseignements sur l'identité recueillis auprès des différents genres de ménages variait. De façon générale, une moins grande quantité de données nécessaires à l'établissement de couplages avec les dossiers administratifs était disponible dans certains genres de ménages collectifs. En conséquence, les ménages collectifs affichaient dans l'ensemble des taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 et les dossiers de l'ARC (71,0 % et 77,4 %) inférieurs à ceux des ménages privés.

Les taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 et les dossiers de l'ARC variaient aussi selon les différents genres de logements collectifs. Près des deux tiers de la population âgée de 15 ans et plus vivant dans un logement collectif vivaient dans un établissement de soins infirmiers ou une résidence pour personnes âgées. Grâce à l'information relativement complète du recensement, les taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 et les dossiers de l'ARC étaient plutôt bons chez les personnes vivant dans ces deux types d'établissements (83,3 % et 86,1 %). Les taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 et les dossiers de l'ARC pour les autres types de logements collectifs réunis étaient de 49,1 % et de 61,9 %. En revanche, les taux de couplage des logements collectifs avec services, qui comprennent les maisons de chambres et les pensions, les hôtels, les motels, les terrains de camping et les parcs, les résidences scolaires et les résidences de centre de formation, et d'autres établissements offrant des services d'hébergement temporaires, affichaient certains des plus bas taux de couplage. Collectivement, leurs taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 et les dossiers de l'ARC s'élevaient respectivement à 20,0 % et à 25,4 %.

Les taux de couplage plus faibles et les différents profils démographiques des ménages collectifs comparativement aux ménages privés, pourraient avoir une incidence sur la qualité des estimations du revenu pour certains ménages collectifs. À ce titre, les estimations du revenu pour les logements collectifs ne sont pas offertes en produits normalisés; elles sont disponibles par commande personnalisée seulement.

Tableau 2
Taux de couplage avec les dossiers fiscaux pour la population âgée de 15 ans ou plus vivant dans des ménages collectifs, Recensement de 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de couplage avec les dossiers fiscaux pour la population âgée de 15 ans ou plus vivant dans des ménages collectifs, Recensement de 2016. Les données sont présentées selon Type de logement collectif (titres de rangée) et Population âgée de 15 ans et plus et Taux de couplage avec les dossiers fiscaux (pourcentage) (figurant comme en-tête de colonne).
Type de logement collectif Population âgée de 15 ans et plus Taux de couplage avec les dossiers fiscaux (%)
Recensement de 2016 — Dossier T1Tableau 2 Note 2 Recensement de 2016 — Dossier de l'ARCTableau 2 Note 3
Total 664 760 71,0 77,4
Hôpitaux 17 425 73,0 79,3
Établissements de soins pour bénéficiaires internes, comme les foyers de groupe pour les personnes handicapées et les toxicomanes 62 930 75,0 85,5
Établissements de soins infirmiers et résidences pour personnes âgées 425 670 83,3 86,1
Établissements correctionnels ou de détention 24 325 21,7 72,5
Refuges 19 160 42,1 69,0
Logements collectifs avec servicesTableau 2 Note 1 62 355 20,0 25,4
Établissements religieux 12 945 83,8 90,2
Colonies huttérites 23 780 85,3 90,2
Autres 16 180 3,3 3,6

Indicateur de la qualité des données sur le revenu

L'indicateur de la qualité des données sur le revenu, calculé à partir des taux de couplage pour la population des ménages privés, révèle la proportion approximative de données sur le revenu qui ne sont pas tirées de sources administratives pour une région géographique donnée. Voici les intervalles choisis pour l'indicateur dans les tableaux de données : « 0 » : < 10 %, « 1 » : de 10 % à 20 %, « 2 » : de 20 % à 30 %, « 3 » : 30 % ou plus. Un indicateur de « 9 » signifie que la plupart des données sur le revenu ne sont pas disponibles pour cette région géographique pour des raisons de confidentialitéNote 2. Le tableau 3 présente la répartition selon le type de région géographique.

Les provinces sont toutes marquées d'un indicateur de « 0 », ce qui signifie que moins de 10 % des montants de revenu ont été imputés, alors que les trois territoires ont, chacune, un indicateur de « 1 » (en raison de leurs faibles taux de couplage), ce qui signifie que de 10 % à 20 % des montants de revenu ont été imputés. En ce qui concerne tous les types de régions géographiques de niveau inférieur, sauf les subdivisions de recensement (SDR), 98 % des régions présentant des données sur le revenu (indicateurs de « 0 » à « 3 ») sont marquées d'un indicateur de « 0 » ou de « 1 », ce qui signifie que moins de 20 % des montants de revenu ont été imputés pour ces régions. En outre, 85 % ou plus des régions ont un indicateur de « 0 », ce qui signifie que moins de 10 % des montants de revenu ont été imputés pour ces régions. Les SDR, qui sont souvent des régions moins peuplées, affichent une plus grande variabilité et des taux supérieurs de données sur le revenu non tirées de sources administratives.

Tableau 3
Répartition des indicateurs de la qualité des données sur le revenu du questionnaire abrégé selon le type de région géographique
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Répartition des indicateurs de la qualité des données sur le revenu du questionnaire abrégé selon le type de région géographique. Les données sont présentées selon Nombre de régions (titres de rangée) et Indicateurs de la qualité des données sur le revenu, Total des régions de recensement — données diffusées, 0, 1, 2, 3 et 9 (figurant comme en-tête de colonne).
Nombre de régions Indicateurs de la qualité des données sur le revenu Total des régions de recensement — données diffusées
0 1 2 3 9
Moins de 10 % De 10 % à 20 % De 20 % à 30 % 30 % ou plus Aucune donnée sur le revenu du recensement en raison de la confidentialité
Canada 1 0 0 0 0 1
Province et territoires 10 3 0 0 0 13
Régions métropolitaines de recensement (RMR) 35 0 0 0 0 35
Agglomérations de recensement (AR) 104 13 0 0 0 117
Parties provinciales des RMR ou des AR 7 1 0 0 0 8
Divisions de recensement (DR) 251 36 5 1 0 293
Subdivisions de recensement (SDR) 2 935 534 160 79 877 4 585
Secteurs de recensement (SR) 4 939 611 32 8 55 5 645
Aires de diffusion (AD) 46 030 6 540 480 169 1 784 55 003

Incidence du contrôle et de l'imputation

Compte tenu de la disponibilité des données administratives de l'ARC, la plupart des variables sur le revenu ont pu être compilées en toute confiance. Cela vaut particulièrement pour les répondants qui ont pu être couplés à un dossier de déclarant, car ils présentaient ainsi l'ensemble le plus complet de données administratives sur le revenu. Quant aux répondants qui ont pu être couplés à un dossier de non-déclarant, les renseignements de certains champs sur le revenu pouvaient être tirés directement des dossiers de l'ARC. D'autres champs exigent une certaine imputation en fonction des caractéristiques démographiques et des données auxiliaires corrélées de l'ARC. Le tableau 4 résume les méthodes de compilation des données sur les composantes du revenu et l'impôt sur le revenu pour les répondants couplés. Dans le cas des répondants qui n'ont pu être couplés à aucun dossier de l'ARC, le dossier sur le revenu en entier a été imputé en fonction des caractéristiques démographiques.

Tableau 4
Méthodes de compilation des données des composantes du revenu et de l'impôt sur le revenu
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Méthodes de compilation des données des composantes du revenu et de l'impôt sur le revenu. Les données sont présentées selon Composantes du revenu et de l'impôt sur le revenu (titres de rangée) et Déclarants et Non-déclarants(figurant comme en-tête de colonne).
Composantes du revenu et de l'impôt sur le revenu Déclarants Non-déclarants
Salaires, traitements et commissions A A/I
Revenu agricole net A I
Revenu net provenant d'un travail autonome non agricole A I
Revenu de placement A I
Revenu d'un régime de retraite privé A I
Revenu du marché non inclus ailleurs A A/I
Pension de la sécurité de la vieillesse A A
Comptes des revenus et des dépenses A A
Prestations de retraite du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec A A
Prestations d'invalidité du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec A A
Prestations de survivant du Régime de pensions du Canada ou du Régime de rentes du Québec A A
Prestations ordinaires d'assurance-emploi (AE) A A
Autres prestations d'assurance-emploi (AE) A A
Prestation fiscale canadienne pour enfants de base A A
Supplément de la prestation nationale pour enfants A A
Prestation universelle pour la garde d'enfants A A
Prestations provinciales et territoriales pour enfants D D
Prestations d'assistance sociale A A
Indemnisation des accidents du travail A A
Prestation fiscale pour le revenu gagné A A
Crédits pour la taxe sur les produits et services et la taxe de vente harmonisée A A
Transferts gouvernementaux non inclus ailleurs A/D D/I
Impôt fédéral net A I
Impôts provinciaux ou territoriaux sur le revenu A/DTableau 4 Note 1 I

Le tableau 5 indique la variation en pourcentage du nombre de bénéficiaires d'un revenu, le montant agrégé reçu de différentes sources de revenu et le montant moyen reçu avant et après le contrôle et l'imputation pour les trois cycles de recensements antérieurs.

Grâce aux hauts taux de couplage avec les fichiers d'impôt T1 et les dossiers de l'ARC, les données sur le revenu ont nécessité une imputation considérablement moins élevée dans le cadre du Recensement de 2016. Le nombre total de bénéficiaires d'un revenu a augmenté de seulement 7,7 % pendant l'imputation, par rapport à plus du tiers lors des deux cycles de recensement précédents. Le montant agrégé du revenu total dans le fichier a augmenté de 6,8 %, un pourcentage qui est également nettement inférieur à ceux de 2006 et de 2011. Le revenu total moyen a affiché un léger recul de 0,9 %.

Tableau 5
Incidence du contrôle et de l'imputation sur le nombre de bénéficiaires, les montants agrégés et les moyennes selon la source
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Incidence du contrôle et de l'imputation sur le nombre de bénéficiaires, les montants agrégés et les moyennes selon la source. Les données sont présentées selon Source (titres de rangée) et Variation du nombre de bénéficiaires, Variation du montant agrégé, Variation du montant moyen reçu par les bénéficiaires, Recensement de 2006, Enquête nationale auprès des ménages de 2011 et Recensement de 2016, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Source Variation du nombre de bénéficiaires Variation du montant agrégé Variation du montant moyen reçu par les bénéficiaires
Recensement de 2006 ENM de 2011 Recensement de 2016 Recensement de 2006 ENM de 2011 Recensement de 2016 Recensement de 2006 ENM de 2011 Recensement de 2016
pourcentage
Revenu total 38,8 34,2 7,7 29,7 27,4 6,8 −6,6 −5,0 −0,9
Revenu du marché
Salaires, traitements et commissions 12,7 28,9 5,4 10,0 27,0 5,4 −2,4 −1,5 0,0
Revenu agricole net −0,2 19,5 8,1 −23,6 15,7 6,9 −23,5 −3,2 −1,1
Revenu net provenant d'un travail autonome non agricole 10,1 24,8 15,5 11,4 26,1 14,6 1,2 1,1 −0,8
Revenu de placement 10,6 24,0 8,7 10,2 18,8 5,4 −0,4 −4,2 −3,1
Revenu d'un régime de retraite privé 9,8 18,3 7,1 9,2 15,3 6,7 −0,6 −2,6 −0,3
Revenu du marché non inclus ailleurs 12,0 23,9 10,6 12,2 21,2 11,4 0,1 −2,2 0,8
Transferts gouvernementaux
SV, SRG et allocation 10,7 24,4 2,7 16,2 32,7 1,8 5,0 6,6 −0,9
Prestations du RRQ ou du RPC 10,9 23,2 4,3 10,5 21,9 4,6 −0,3 −1,1 0,3
Prestations d'assurance-emploi 12,0 34,2 4,9 12,3 33,7 3,0 0,2 −0,4 −1,8
Prestations pour enfants 770,5 31,0 3,7 984,0 39,4 3,7 24,5 6,4 −0,1
Autres transferts gouvernementaux 127,7 211,1 25,9 58,5 115,0 50,3 −30,4 −30,9 19,4
Impôt sur le revenu
Impôt sur le revenu 13,5 32,9 14,9 21,3 42,2 26,4 6,9 7,0 10,0

Les salaires et les traitements, qui représentaient près de 68 % du revenu total agrégé et constituaient une source de revenu pour environ deux tiers de la population cible ayant un revenu, ont connu une hausse de seulement 5,4 % du nombre de bénéficiaires et du montant agrégé. Cela est attribuable à l'utilisation des feuillets T4, qui ont permis de dénombrer un nombre supplémentaire de 1,25 million de personnes touchant des salaires et des traitements, en plus de celles dénombrées à l'aide des fichiers T1 (6,6 % du nombre total de bénéficiaires), ce qui représente 5,3 % du montant agrégé des salaires et des traitements. Environ 40 % des 959 000 enregistrements imputés au moyen des salaires et des traitements provenaient de ménages non répondants, et 60 % provenaient de répondants ne pouvant être couplés aux dossiers de l'ARC.

Même si elle n'est pas aussi élevée qu'en 2011, la variation lors de l'imputation du nombre de bénéficiaires et du montant agrégé pour le revenu net provenant d'un travail autonome non agricole, est supérieure aux valeurs observées pour d'autres sources de revenu. Cette situation est principalement attribuable à l'absence relative de renseignements pouvant orienter l'imputation en l'absence d'une déclaration de revenus puisqu'aucun feuillet correspondant n'est émis par des entités externes. Ainsi, la répartition des montants imputés correspond à peu près à la répartition des déclarants.

La mesure dans laquelle les données sur les prestations pour enfants et d'autres transferts gouvernementaux ont été imputées a diminué considérablement en 2016 par rapport au passé. Cette diminution s'est produite parce que certaines des principales composantes des deux sources ont été extraites des fichiers des prestations pour enfants et des fichiers des crédits pour la TPS/TVH de l'ARC plutôt que d'être calculées de façon déterministe.

L'ampleur de l'imputation effectuée pour d'autres transferts gouvernementaux en 2016 paraît élevée par rapport à d'autres sources gouvernementales, car de nombreux revenus qui ne figuraient pas dans les fichiers de l'ARC ont été calculés ou imputés lors du contrôle et de l'imputation. Certaines des sources ajoutées étaient les suppléments de revenu provinciaux pour les personnes âgées et divers crédits d'impôt provinciaux remboursables. Les montants de ces sources avaient tendance à être plus importants que ceux des crédits pour la TPS/TVH, qui constituaient la plus courante forme de transfert gouvernemental avant l'imputation, ce qui a contribué à une augmentation du montant moyen (19,4 %) attribuable à l'imputation. Lors des cycles de recensement précédents, les montants relativement faibles des crédits pour la TPS/TVH étaient également calculés durant le traitement, d'où le recul du montant moyen pendant le processus d'imputation.

Par rapport aux autres champs, l'impôt sur le revenu a aussi fait l'objet d'une imputation plus importante. Les données relatives à l'impôt sur le revenu provincial pour les résidents vivant au Québec ont dû être imputées de façon déterministe, car l'impôt sur le revenu provincial du Québec est géré de façon indépendante, ce qui fait que les montants de l'impôt sur le revenu n'étaient pas disponibles même si les répondants ont pu être couplés à un dossier de déclarant de l'ARC.

Comparaison avec d'autres sources de données

Comme pour toutes les sources de données produites par Statistique Canada, la qualité de l'information sur le revenu du Recensement de 2016 qui est diffusée a été évaluée à l'interne avant la publication. Dans le cadre de cette évaluation, les données sur le revenu ont été comparées, dans la mesure du possible, avec d'autres sources de données. De nombreux facteurs ont une incidence sur les comparaisons des données sur le revenu d'une source de données à une autre. La comparabilité est notamment influencée par les différences sur le plan des populations cibles, de la période de référence, des méthodes d'échantillonnage et de collecte, et des approches en matière de traitement des données.

Les principales sources de données utilisées pour la comparaison étaient les estimations du revenu de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR) (2005 et 2010), l'Enquête canadienne sur le revenu (ECR) (2015) et les Estimations annuelles du revenu des familles de recensement et des particuliers (Fichier des familles T1—FFT1), un fichier de données administratives produit principalement à partir des déclarations de revenus envoyées à l'Agence du revenu du Canada (ARC). Aux fins d'évaluation, les estimations du Recensement de 2016 ont aussi été comparées à celles du Recensement de 2006 et de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011.

Le calcul et la compilation des données sur le revenu du Recensement de 2016 sont fondés sur les données des fichiers d'impôt T1, des feuillets fiscaux et des dossiers sur les prestations de l'ARC, tandis que les données sur le revenu de l'EDTR, de l'ECR et du FFT1 sont principalement tirées des fichiers d'impôt T1 et des dossiers sur les prestations fiscales pour enfants.

Toutes les sources qui précèdent ont différents niveaux de couverture, puisqu'elles sont produites au moyen de différentes méthodes. Par exemple les estimations de l'EDTR et de l'ECR comprennent les corrections apportées pour tenir compte du sous-dénombrement net de la population, tandis que les estimations du recensement et du FFT1 ne comprennent pas cette correction.

Les tableaux sur le revenu du recensement de 2016 visent toutes les personnes dans les ménages privés qui vivent habituellement au Canada. Elle comprenait les personnes vivant dans les réserves indiennes et d'autres établissements indiens; les résidents permanents; les résidents non permanents, comme les demandeurs du statut de réfugié; les détenteurs d'un permis de travail ou d'études; et les membres de leur famille vivant avec eux. Dans l'EDTR et l'ECR, les résidents du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ainsi que les personnes vivant dans les réserves indiennes ont été exclus de la population cible.

Les tableaux sur le revenu de l'ENM et du Recensement de 2016, à l'instar de ceux de l'EDTR et de l'ECR, excluaient également les personnes vivant dans des logements collectifs comme les hôpitaux, les établissements de soins infirmiers et les pénitenciers; les citoyens canadiens vivant à l'étranger; les membres à temps plein des Forces armées canadiennes qui sont en poste à l'extérieur du Canada et les résidents étrangers. Également exclus étaient les résidents des logements collectifs non institutionnels, comme les camps de chantier, les hôtels et motels et les résidences d'étudiantsNote 3. Ce dernier groupe de personnes était inclus dans le Recensement de 2006 pour les statistiques sur le revenu au niveau des particuliers, mais pas pour les statistiques sur le revenu au niveau des familles. En raison de la nature administrative du FFT1 et de la quantité limitée d'information sur le type de logement disponible, aucune des exclusions susmentionnées ne s'applique à ce fichier.

Compte tenu de la sensibilité de la plupart des indicateurs de revenu à ces différences méthodologiques, les utilisateurs doivent faire preuve de prudence lorsqu'ils comparent les estimations de revenu du Recensement de 2016 aux données de l'ENM, les données d'autres enquêtes sur le revenu des ménages et de recensements antérieurs ou à des données administratives. Les résultats de quelques exercices de comparaison sont présentés ci-dessous.

Revenu des particuliers selon la source

Les principales statistiques du recensement et les sources de comparaison (FFT1, EDTR et ECR) étaient, pour la plupart, comparables. Comme il existait des différences méthodologiques entre l'ECR (entamée en 2012) et l'EDTR (terminée en 2011), les comparaisons chronologiques ont surtout été effectuées en regard du FFT1. De même, les estimations du revenu tirées de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 à participation volontaire étaient moins directement comparables. Comme il est indiqué dans le Guide de référence sur le revenu, Enquête nationale auprès des ménages, 2011, no 99-014-XWE2011006 au catalogue, la croissance de la médiane des salaires et des traitements pour la période de 2005 à 2010 indiquée dans l'ENM était supérieure à celle de l'EDTR et du FFT1. Cette situation a contribué à une croissance plus faible de la médiane des salaires et des traitements entre l'ENM de 2011 et le Recensement de 2016, comparativement à la croissance observée entre les données du FFT1 et celles du Recensement de 2016 sur la période de cinq ans. Pour ces raisons, les comparaisons restantes sur les niveaux et les variations seront établies pour la période de 2005 à 2015.

Tableau 6
Revenu médian et variation en pourcentage pour les données sur le revenu tirées de différentes sources pour le Canada (provinces seulement), 2005 et 2015
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenu médian et variation en pourcentage pour les données sur le revenu tirées de différentes sources pour le Canada (provinces seulement), 2005 et 2015. Les données sont présentées selon Source (titres de rangée) et Recensement, Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, Fichier des familles T1, Enquête canadienne sur le revenu et Enquête sur la dynamique du travail et du revenu/Enquête canadienne sur le revenu (figurant comme en-tête de colonne).
Source Recensement EDTR FFT1 Recensement ECR FFT1 Recensement EDTR/ECR FFT1
Médian en 2005 ($) Médian en 2015 ($) % de changement 2005-2015
Revenu total 30 294 29 629 30 001 34 186 32 821 33 902 12,8 10,8 13,0
Revenu d'emploi 31 741 31 118 31 063 33 659 33 141 33 647 6,0 6,5 8,3
Salaires, traitements et commissionsTableau 6 Note 1 33 129 32 534 32 689 35 546 34 779 35 639 7,3 6,9 9,0
Revenu net provenant d'un travail autonome 6 685 9 264 5 916 6 712 7 594 5 837 0,4 -18,0 -1,3
Revenu de placement 592 530 581 773 759 812 30,7 43,2 39,8
Revenu d'un régime de retraite privé 14 198 14 518 13 772 16 344 14 297 15 849 15,1 -1,5 15,1
Revenu du marché non inclus ailleurs 984 1 364 1 029 1 468 1 025 988 49,1 -24,9 -4,0
Transferts gouvernementaux 4 985 4 281 5 426 5 471 5 595 5 943 9,8 30,7 9,5
Pension de la sécurité de la vieillesse et Supplément de revenu garanti 6 751 6 751 6 751 6 786 6 786 6 786 0,5 0,5 0,5
Régime de pensions du Canada et Régime de rentes du Québec 7 202 7 249 7 230 7 422 7 431 7 439 3,1 2,5 2,9
Prestations d'assurance-emploi 4 885 4 688 4 926 5 614 5 653 5 727 14,9 20,6 16,3
Prestations pour enfants 2 882 2 355 3 019 3 840 2 707 3 246 33,2 15,0 7,5
Autre revenu provenant de sources publiques 679 534 596 624 771 969 -8,1 44,5 62,5
Impôt sur le revenu 5 769 5 880 5 854 6 306 5 988 6 072 9,3 1,8 3,7
Revenu après impôt 27 566 26 830 27 136 30 849 29 934 30 780 11,9 11,6 13,4

Pour ce qui est du revenu total, le recensement comptait plus de bénéficiaires (2,5 %) que le FFT1 en 2015; la somme agrégée était aussi supérieure de 2,0 %. Ces écarts mineurs étaient attendus, compte tenu des différentes populations cibles décrites plus haut. Les montants du revenu total médian et moyen étaient pratiquement identiques; les estimations du recensement se situaient dans une fourchette de 1 % de celles du FFT1. Tous les indicateurs susmentionnés montraient des tendances de croissance très similaires de 2005 à 2015, selon les deux sources de données. Par exemple le recensement indiquait une croissance de 12,8 % du revenu médian, alors que le FFT1 affichait une croissance de 13,0 %.

En ce qui concerne le revenu d'emploi, le recensement comptait 4,6 % plus de bénéficiaires que le FFT1. La somme agrégée était supérieure de 4,2 %, selon le recensement. À l'instar des observations relatives au revenu total, les montants du revenu d'emploi médian et moyen des deux sources étaient pratiquement identiques (dans une fourchette de 0,5 %) en 2015. La croissance du revenu d'emploi médian de 2005 à 2015 s'élevait à 6,0 % selon les données du recensement, comparativement à 8,3 % pour le FFT1. La comparaison de l'une des principales composantes du revenu d'emploi, des salaires et des traitements par rapport aux dossiers administratifs T4 a révélé que les médianes étaient beaucoup plus rapprochées en 2015 (35 700 $ selon le fichier d'impôt T4 comparativement à 35 529 $ d'après le recensement) qu'en 2005 (31 600 $ selon le fichier d'impôt T4 comparativement à 33 129 $ d'après le recensement).

Les statistiques relatives à d'autres sources de revenu pourraient révéler des écarts supplémentaires entre le recensement et le FFT1. Ces écarts peuvent être attribuables à des problèmes que l'on peut diviser en deux grandes catégories : les problèmes de couverture et les différences sur les plans du concept et du traitement.

Problèmes de couverture

Dans les tableaux normalisés, le recensement indique un nombre moindre de bénéficiaires de prestations des programmes de sécurité de la vieillesse et des régimes de retraite du Canada et du Québec que le FFT1, principalement en raison des différences de couverture. Dans le FFT1, les données des personnes admissibles à ces prestations durant l'année 2015, y compris celles vivant dans des logements collectifs, comme les résidences pour personnes âgées et les établissements de soins infirmiers, sont recueillies. En revanche, les données publiées du recensement ne couvraient que les personnes qui vivaient toujours dans un ménage privé en mai 2016. Lorsque les personnes vivant dans des logements collectifs étaient incluses, le nombre de bénéficiaires et les montants agrégés étaient beaucoup plus rapprochés entre les deux sources de données. D'un autre côté, les montants médians étaient essentiellement identiques entre le FFT1 et le recensement en 2015, indépendamment de tout rajustement de la couverture.

Différences sur les plans du concept et du traitement

Quatre aspects présentaient des chiffres légèrement différents, surtout en raison des méthodes de classement conceptuel et de traitement des données employées. Tout d'abord, certaines incohérences liées au nombre de bénéficiaires de prestations pour enfants et au montant médian entre le recensement et le FFT1 peuvent être attribuées en grande partie à une stratégie de traitement différente pour ces prestations.

En 2016, les données du recensement sur les prestations pour enfants ont été réparties en fonction des couplages avec les fichiers de paiement administratifs. Dans le cas des familles formant un couple, cette méthode tendait à attribuer tous les types de prestations administrées par le même programme, comme la prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE) et la prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE), à un seul conjoint (généralement la mère).

Toutefois, dans le FFT1, bien que la PFCE était aussi attribuée au bénéficiaire, le montant de la PUGE était extrait directement de la déclaration de revenus T1. Selon les dispositions de l'ARC, le conjoint ayant le revenu le plus faible devait déclarer le montant dans sa déclaration de revenus. Les montants des prestations pour enfants étaient donc davantage répartis entre les conjoints ou les partenaires dans le FFT1 que dans le recensement. Par conséquent, le nombre de bénéficiaires était plus élevé dans le FFT1, et le montant médian des prestations était plus faible dans le FFT1 (3 246 $) que dans le recensement (3 840 $).

En 2005, une stratégie semblable à celle du FFT1 a été appliquée aux données du recensement; de ce fait, la hausse du montant médian au cours de la dernière décennie était beaucoup plus marquée lorsque les estimations des recensements (33,2 %) et du FFT1 (7,5 %) étaient comparées. Il serait préférable d'effectuer l'analyse des tendances de la variable des prestations pour enfants à un niveau différent (variables au niveau de la famille ou du ménage, plutôt qu'au niveau du particulier).

Au fil du temps, la plupart des bourses d'études sont devenues non imposables et indisponibles dans la déclaration de revenus. Dans le cadre du Recensement de 2016, il a été possible de les extraire d'autres feuillets d'information de l'ARC et de les ajouter au revenu du marché non inclus ailleurs. La variation des sources de traitement pourrait expliquer les hausses du nombre de bénéficiaires de cette source (17,0 %) et du montant médian connexe (49,1 %) entre 2005 et 2015. En revanche, cette amélioration n'a pas encore été apportée au programme du FFT1, lequel a donc affiché un recul de 3,4 % du nombre de bénéficiaires et de 4,0 % du montant médian pour cette source au cours de la même période.

Les deux derniers écarts abordés dans cette section ont trait à la classification des composantes d'autres revenus provenant de sources publiques. Les prestations d'assistance sociale et les crédits d'impôt provinciaux remboursables ont également fait l'objet d'un traitement différent dans le recensement et le FFT1 en 2015.

Dans les feuillets d'impôt de l'ARC, les montants des suppléments de revenu provinciaux pour personnes âgées de certaines provinces apparaissaient comme des prestations d'assistance sociale. Dans le cadre du recensement, lorsqu'indiqués, ces montants étaient plutôt considérés comme des crédits d'impôt provincial remboursables et déplacés dans la catégorie des autres revenus de sources publiques non inclus ailleurs. Résultat : moins de prestations d'assistance sociale et de bénéficiaires de prestations ont été observés par rapport au FFT1.

Un autre rajustement a été apporté au Recensement de 2016, à savoir le traitement de certains crédits d'impôt provinciaux au Québec, comme le crédit d'impôt pour frais de garde d'enfants et le crédit d'impôt pour prime au travail. Au lieu de retirer ces montants de crédit de tout impôt sur le revenu provincial, comme cela a été fait dans le FFT1 et dans les cycles de recensement antérieurs, ces crédits ont été inclus à titre de revenu dans la catégorie des transferts gouvernementaux non inclus ailleurs en 2016. Ce changement représente une amélioration dans la classification des sources de revenu, car ces montants constituent bel et bien un revenu et non des impôts en soi. Environ 2,5 milliards de dollars en crédits ont été traités de cette façon; cela représente plus de 55 % des transferts gouvernementaux non inclus ailleurs et 25 % du revenu dans la catégorie des autres revenus provenant de sources publiques au Québec, en 2016. Le montant agrégé des impôts provinciaux était plus élevé dans le recensement que dans le FFT1, en partie parce que les quelque 2,5 milliards de dollars en crédits provinciaux de l'impôt provincial du Québec n'étaient pas compensés dans le Recensement de 2016. Ces 2,5 milliards de dollars en crédits représentaient environ la moitié de l'écart des montants agrégés entre les deux sources.

Aspects régionaux

Le revenu d'emploi médian de 2015 et le revenu total médian de 2015 du recensement et du FFT1 pour les provinces, les territoires, les régions métropolitaines de recensement (RMR) et les agglomérations de recensement (AR) étaient en grande partie comparables. Parmi les provinces et les territoires, les Territoires du Nord-Ouest affichaient l'écart le plus prononcé (9,9 %) entre les deux sources; un examen approfondi a révélé que les différences découlent principalement des personnes incluses dans une source, mais non dans l'autre. En moyenne, les estimations du recensement pour le revenu d'emploi médian et le revenu total médian des provinces et des territoires, sauf les Territoires du Nord-Ouest, se situaient dans une fourchette de 0,7 % et de 1,5 % des estimations du FFT1 respectivement. Les 35 RMR affichaient un revenu d'emploi médian et un revenu total médian compris dans une fourchette de 4 % des estimations du FFT1, et 28 d'entre elles affichaient un écart du revenu total médian de 2 % ou moins. Parmi les AR, la variation moyenne en pourcentage du revenu total médian s'élevait à 2,2 %, et il était très rare que les estimations divergent de plus de 5 % entre les deux sources.

Des données administratives ne sont pas disponibles pour toutes les composantes du revenu total. Par conséquent, certaines composantes sont estimées en se fondant uniquement sur des renseignements disponibles dans le questionnaire abrégé du recensement. Le revenu dans la catégorie « Transferts gouvernementaux non inclus ailleurs » (une nouvelle sous-composante de la composante « Autres transferts gouvernementaux ») est probablement sous-estimé pour les résidents de l'Ontario. Selon d'autres sources administratives et les comptes publics, on estime que les montants agrégés de cette catégorie dans le recensement de 2016 représentent de 65 % à 70 % de la valeur attendue. De même, un autre examen a révélé que les contributions obligatoires aux régimes provinciaux d'assurance maladie de la Colombie-Britannique étaient probablement sous-estimées d'environ 20 %. Les statistiques faisant l'objet de ce genre de sous-estimation devraient donc être interprétées avec prudence.

En résumé, les principales tendances du revenu dégagées du recensement correspondaient à celles du FFT1 de 2005 à 2015. Comme il a été mentionné précédemment, il faut faire preuve de prudence lors de l'évaluation des tendances pour des sources détaillées particulières, comme le revenu du marché non inclus ailleurs ou les prestations pour enfants, en raison des changements aux sources de données et à la méthode de calcul employée. En raison des différences méthodologiques entre le Recensement de 2016 et l'ENM de 2011 en ce qui a trait à la production des estimations de revenu, les produits de données normalisés ne présentent que les données sur le revenu de 2005 et de 2015 dans le cadre de la présentation de l'évolution au fil du temps.

Répartition du revenu des familles

En ce qui concerne les répartitions du revenu des familles, dans l'ensemble, les répartitions de 2015 affichaient une correspondance plus étroite entre les sources de données que les répartitions de 2005.

Pour ce qui est du revenu après impôt au niveau de la famille économique, les estimations du recensement relatives au nombre de familles économiques et de personnes hors famille économique (collectivement appelées unités de famille économique) aux deux extrémités de la répartition étaient relativement plus élevées que celles de l'ECR. Toutefois, les écarts à l'extrémité inférieure de la répartition du revenu étaient moins prononcés en 2015 qu'en 2005 lorsque l'EDTR servait de point de référence.

Graphique 1
Répartition du revenu après impôt des unités de famille économique, pour Canada (provinces seulement), 2005 et 2015

Graphique 1 Répartition du revenu après impôt des unités de famille économique, pour Canada (provinces seulement), 2005 et 2015

Tableau de données du graphique 1
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Groupes du revenu (titres de rangée) et 2005 et 2015 (figurant comme en-tête de colonne).
Groupes du revenu 2005 2015
Recensement (questionnaire détaillé) EDTR Borne inférieure de l'intervalle de confiance à 95 % de l'estimation de l'EDTR Borne supérieure de l'intervalle de confiance à 95 % de l'estimation de l'EDTR Recensement (questionnaire abrégé) ECR Borne inférieure de l'intervalle de confiance à 95 % de l'estimation de l'ECR Borne supérieure de l'intervalle de confiance à 95 % de l'estimation de l'ECR
Moins de 10 000 $ 5,4 4,6 4,2 5,0 4,7 4,5 4,0 4,9
10 000 $ à 19 999 $ 9,6 10,3 9,8 10,8 8,6 9,1 8,6 9,6
20 000 $ à 29 999 $ 11,2 11,8 11,3 12,4 10,4 10,4 9,8 10,9
30 000 $ à 39 999 $ 11,7 12,0 11,5 12,5 10,7 10,8 10,3 11,3
40 000 $ à 49 999 $ 10,8 10,8 10,3 11,3 9,9 9,9 9,4 10,4
50 000 $ à 59 999 $ 9,3 9,6 9,1 10,1 8,9 8,8 8,3 9,2
60 000 $ à 69 999 $ 8,0 8,2 7,8 8,6 7,8 7,8 7,3 8,2
70 000 $ à 79 999 $ 6,9 6,9 6,5 7,3 6,9 6,9 6,5 7,3
80 000 $ à 89 999 $ 5,7 5,4 5,1 5,8 5,9 5,7 5,3 6,1
90 000 $ à 99 999 $ 4,6 4,9 4,5 5,2 4,9 5,0 4,6 5,4
100 000 $ à 124 999 $ 7,8 7,4 7,0 7,8 8,8 8,8 8,4 9,3
125 000 $ à 149 999 $ 4,0 3,7 3,4 4,0 5,2 5,4 5,0 5,8
150 000 $ et plus 5,0 4,4 4,2 4,7 7,4 7,1 6,7 7,5

Étant donné que le FFT1 s'appuie principalement sur l'information fournie dans les déclarations de revenus, les estimations familiales peuvent être calculées uniquement pour les familles de recensement et les personnes hors famille de recensement (on les appellera collectivement unités de famille de recensement). En ce qui concerne le revenu après impôt au niveau de la famille de recensement, les répartitions du recensement et du FFT1 divergeaient le plus pour les unités familiales ayant un revenu après impôt se situant dans la fourchette de 10 000 $ à 29 999 $. Cette tendance a aussi été observée en 2005, mais l'ampleur de l'écart est passée de 2,8 points de pourcentage en 2005 à 1,9 point de pourcentage en 2015.

Graphique 2
Répartition du revenu après impôt des unités de famille de recensement, pour Canada, 2005 et 2015

Graphique 2 Répartition du revenu après impôt des unités de famille de recensement, pour Canada, 2005 et 2015

Tableau de données du graphique 2
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats des données du graphique 2. Les données sont présentées selon Groupes du revenu (titres de rangée) et 2005 et 2015 (figurant comme en-tête de colonne).
Groupes du revenu 2005 2015
Recensement (questionnaire détaillé) FFT1 Recensement (questionnaire abrégé) FFT1
Moins de 10 000 $ 6,4 7,1 6,0 6,0
10 000 $ à 19 999 $ 10,8 12,7 9,7 10,7
20 000 $ à 29 999 $ 11,9 12,8 11,2 12,1
30 000 $ à 39 999 $ 12,0 12,0 11,1 11,3
40 000 $ à 49 999 $ 10,9 10,4 10,0 10,0
50 000 $ à 59 999 $ 9,1 8,6 8,8 8,4
60 000 $ à 69 999 $ 7,7 7,3 7,6 7,1
70 000 $ à 79 999 $ 6,6 6,1 6,5 6,2
80 000 $ à 89 999 $ 5,4 5,0 5,5 5,2
90 000 $ à 99 999 $ 4,3 4,0 4,6 4,3
100 000 $ à 124 999 $ 7,1 6,5 8,0 7,6
125 000 $ à 149 999 $ 3,6 3,3 4,6 4,5
150 000 $ à 199 999 $ 2,7 2,6 3,9 3,9
200 000 $ à 249 999 $ 0,8 0,8 1,2 1,3
250 000 $ et plus 0,9 1,0 1,3 1,4

Faible revenu

La Mesure du faible revenu (MFR) est une mesure utilisée à l'échelle internationale. Le concept qui sous-tend la MFR est le suivant : un ménage a un faible revenu si son revenu représente moins de la moitié du revenu médian de tous les ménages. Le seuil de faible revenu de la MFR demeure le même pour un ménage, quel que soit son lieu de résidence au Canada, et est lui-même dérivé des ménages qui ont répondu au recensement.

Le taux de faible revenu pour le Canada (sauf les territoires) d'après la mesure du faible revenu après impôt (MFR-ApI) était de 14,2 % dans le Recensement de 2016. L'ECR de 2015 révélait exactement le même taux de fréquence du faible revenu. Les taux de faible revenu étaient comparables pour la plupart des provinces. Les écarts les plus prononcés ont été enregistrés au Québec et en Alberta. Au Québec, le taux de faible revenu s'élevait à 14,6 % selon le recensement et à 16,2 % selon l'ECR. En Alberta, le taux de faible revenu était de 9,3 % selon le recensement et de 6,9 % selon l'ECR.

Tableau 7
Fréquence du faible revenu en fonction de la Mesure de faible revenu après impôt (MFR-ApI), pour la population dans les ménages privés, 2005 et 2015
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Fréquence du faible revenu en fonction de la Mesure de faible revenu après impôt, pour la population dans les ménages privés, 2005 et 2015. Les données sont présentées selon Géographie (titres de rangée) et 2005, 2015, Recensement, Enquête sur la dynamique du travail et du revenu et Enquête canadienne sur le revenu, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Géographie 2005 2015
Recensement EDTR Recensement ECR
pourcentage
Canada (provinces seulement) 14,0 13,0 14,2 14,2
Terre-Neuve-et-Labrador 20,0 19,1 15,4 15,4
Île-du-Prince-Édouard 15,5 11,2 16,9 15,9
Nouvelle-Écosse 17,2 14,8 17,2 17,5
Nouveau-Brunswick 17,2 17,5 17,1 16,9
Québec 15,3 14,1 14,6 16,2
Ontario 12,9 11,7 14,4 14,3
Manitoba 15,7 14,7 15,4 15,6
Saskatchewan 16,8 17,8 12,8 12,6
Alberta 9,8 8,7 9,3 6,9
Colombie-Britannique 15,4 14,8 15,5 15,8

Revenu élevé

La comparaison des données du Recensement de 2016 à celles des sources administratives pour les personnes à revenu élevé révèle qu'elles sont beaucoup plus rapprochées que ce qui avait été observé lors de comparaisons similaires avec les données du revenu de l'ENM de 2011. Cependant, l'évaluation des tendances pour certains des groupes les plus élevés pourrait encore révéler de légers écarts par rapport aux données de 2005.

Selon les estimations du Recensement de 2016, le nombre de personnes ayant un revenu total de 100 000 $ ou plus en 2015 était supérieur de 48 100 personnes, ou 2,1 %, à celui découlant des estimations du FFT1.

Dans l'ensemble, le recensement et le FFT1 présentaient des trajectoires de croissance semblables de 2005 à 2015 pour les personnes à revenu élevé, soit une croissance du nombre de personnes ayant un revenu de 100 000 $ ou plus de 56,2 % et de 54,3 % respectivement.

Alors que le Recensement de 2016 et le FFT1 affichaient pratiquement le même nombre de personnes dans la catégorie de 200 000 $ ou plus, le taux de couverture du recensement diminuait progressivement, par rapport à celui du FFT1, à mesure que les revenus augmentaient. Par exemple alors que le recensement révélait un nombre de personnes ayant un revenu total de 300 000 $ ou plus inférieur d'environ 0,8 % (1 400 personnes) à l'estimation du FFT1, cet écart passait à 3,7 % (700 personnes) dans l'intervalle de revenu de 1 000 000 $ ou plus.

En 2015, les estimations de ces deux sources étaient plus proches qu'elles ne l'ont été au cours de tout autre recensement. Comme cet écart s'est resserré, les estimations de la croissance diffèrent quelque peu selon les sources pour ces groupes de revenu. En ce qui concerne la variation observée de 2005 à 2015, le recensement affichait une augmentation de 32,5 % du nombre de millionnaires, comparativement à 26,6 % pour le FFT1.

Tableau 8
Répartition du revenu total selon la source de données, 2005 et 2015
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Répartition du revenu total selon la source de données, 2005 et 2015. Les données sont présentées selon Groupe du revenu total (titres de rangée) et 2005, 2015 et Variation en pourcentage de 2005 à 2015 (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe du revenu total 2005 2015 Variation en pourcentage de 2005 à 2015
Recensement (questionnaire détaillé) FFT1 Recensement (questionnaire abrégé) FFT1 Recensement FFT1
Population ayant un revenu 24 340 040 23 672 530 27 488 530 26 780 550 12,9 13,1
Revenu de moins de 100 000 $ 22 888 670 22 234 960 25 221 930 24 562 070 10,2 10,5
Revenu de 100 000 $ ou plus 1 451 370 1 437 570 2 266 600 2 218 480 56,2 54,3
200 000 $ ou plus 254 905 260 570 390 285 390 270 53,1 49,8
300 000 $ ou plus 116 030 121 590 165 380 166 740 42,5 37,1
500 000 $ ou plus 46 065 49 680 63 195 64 420 37,2 29,7
1 000 000 $ ou plus 14 560 15 810 19 300 20 010 32,6 26,6
Date de modification :