Rapport technique sur la couverture, Recensement de la population, 2016
Introduction

Le Recensement de 2016 a nécessité la participation de l’ensemble de la population canadienne, soit environ 36 millions de personnes réparties sur un territoire couvrant neuf millions de kilomètres carrés. Même si des normes de qualité rigoureuses régissent la collecte et le traitement des données, il est impossible d’éliminer toutes les erreurs. Afin d’utiliser correctement et convenablement les données du recensement, il faut connaître le cadre conceptuel et les définitions ayant servi à le mener, ainsi que les méthodes de collecte et les processus de traitement de ces données. Il faut aussi connaître les principales sources d’erreur et, dans la mesure du possible, la taille de ces erreurs et les circonstances inhabituelles pouvant limiter l’utilité ou l’interprétation des données du recensement. Les utilisateurs peuvent alors se servir de ces renseignements afin d’évaluer les risques liés à l’utilisation des données du recensement pour tirer des conclusions ou prendre des décisions.

Le présent rapport technique porte sur les erreurs de couverture du Recensement de 2016. Il existe deux types d’erreurs de couverture. Le premier, appelé sous-dénombrement de la population, désigne l’exclusion de personnes qui auraient dû être dénombrées. Le second, appelé surdénombrement de la population, désigne quant à lui l’inclusion de personnes qui n’auraient pas dû être dénombrées ou qui l’ont été plus d’une fois. Dans le premier cas de surdénombrement, l’erreur globale est jugée peu importante. En général, le sous-dénombrement est plus fréquent que le surdénombrement. L’incidence nette du sous-dénombrement et du surdénombrement sur la taille d’une population étudiée est appelée le sous-dénombrement net de la population. Le sous-dénombrement net représente le nombre de personnes exclues qui auraient dû être dénombrées (sous-dénombrement), moins le nombre de dénombrements en trop de personnes qui ont été dénombrées plus d’une fois (surdénombrement). Les erreurs de couverture figurent parmi les erreurs les plus importantes puisque du point de vue de l’exactitude, elles ont une incidence non seulement sur les chiffres des différents univers du recensement, mais également sur l’ensemble des données du recensement relatives aux caractéristiques de ces univers.

Les erreurs de couverture commises lors du recensement sont mesurées à l’aide de trois études. La première, l’Enquête sur la classification des logements (ECL), porte sur les erreurs de couverture attribuables aux erreurs de classification des logements. Ainsi, les données du recensement sont rajustées en fonction de ce type d’erreur de couverture. La deuxième, la Contre-vérification des dossiers (CVD) permet d’évaluer le sous-dénombrement de la population. La troisième, l’Étude sur le surdénombrement du recensement (ESR), permet quant à elle d’évaluer le surdénombrement de la population. Les données du recensement ne sont pas rajustées en fonction des erreurs de couverture décelées par la CVD ou l’ESR. Statistique Canada utilise plutôt une estimation du sous-dénombrement net pour établir des estimations démographiques. Les études menées dans le cadre du Recensement de 2016 sont assez semblables à celles de 2011, bien que certains changements et améliorations aient été apportés.

Les utilisateurs des données du recensement doivent noter que les erreurs de couverture commises lors du Recensement de 2016 signifient que les produits du recensement sont sujets à un dénombrement incomplet ou à un dénombrement en double. Ainsi, par exemple, le taux de sous-dénombrement est plus élevé dans le cas des jeunes adultes de sexe masculin. Les utilisateurs peuvent consulter la section 1 afin d’obtenir une estimation des erreurs de couverture commises dans le cadre du Recensement de 2016 pour divers groupes et niveaux démographiques et géographiques.

La section 2 fait état du cadre conceptuel du Recensement de 2016 et définit l’univers de la population, l’univers des logements et le lieu habituel de résidence que le recensement essaie de mesurer. La section 3 indique les erreurs de couverture, leur cause, les méthodes de recensement permettant de les minimiser ainsi que le cadre conceptuel utilisé pour les évaluer. Elle constitue également une introduction aux études sur la couverture du recensement. La section 4 et la section 5 décrivent quant à elles la méthodologie adoptée lors du Recensement de 2016 en matière de collecte et de traitement des données.

La section 6 présente la méthodologie employée lors de l’ECL de 2016 et les résultats obtenus. L’estimation des taux d’erreur de couverture est établie uniquement pour l’univers de la population. La section 7 et la section 8 décrivent la méthodologie utilisée et les résultats obtenus dans le cadre de la CVD de 2016 et de l’ESR de 2016, respectivement. La section 9 indique pour sa part la façon dont les résultats de la CVD et de l’ESR ont été combinés aux données du recensement pour produire les estimations des erreurs de couverture de la population et les erreurs-types qui leur sont associées.

La section 10 est consacrée aux résultats des évaluations effectuées dans le cadre de la CVD et de l’ESR, ainsi qu’à l’évaluation des erreurs en fin de période. Par « erreur en fin de période », on entend la différence entre les estimations démographiques ayant comme population de base les chiffres du Recensement de 2011 rajustés pour son sous-dénombrement net et les données du Recensement de 2016, aussi rajustées pour son sous-dénombrement net.

Statistique Canada mène des études sur la couverture du recensement depuis la première CVD, qui remonte au Recensement de 1961Note 1. Dans une perspective chronologique, la section 11 retrace les erreurs de couverture des recensements de 1971 à 2016.

La section 12 aborde d’autres questions, notamment le concept de personnes non dénombrées et la participation des réserves et établissements indiens au recensement.

Le présent rapport a été préparé par : Melanie Abeysundera, Karen Bruce, Lucia Debroy, Heather Farr, Michel Parenteau, Martin Provost et Martin St-Pierre de la Division des méthodes d’intégration statistique, et Julien Bérard-Chagnon de la Division de la démographie.

De nombreuses personnes ont fait des commentaires utiles en ce qui a trait aux versions préliminaires, ce qui a permis d’améliorer la teneur et la lisibilité du rapport final.

Le Dictionnaire, Recensement de la population, 2016, produit  98-301-X au catalogue, renferme de plus amples renseignements à propos des concepts, des variables et de la géographie du recensement. Les produits de référence, Recensement de 2016 fournissent des renseignements supplémentaires à propos du processus de recensement.

Note

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