Rapport technique sur l'échantillonnage et la pondération, Recensement de la population, 2016
Annexe B – Historique de l'échantillonnage dans le cadre du recensement canadien

 

L'échantillonnage a été utilisé pour la première fois lors du recensement canadien de 1941. Un questionnaire sur le logement a été rempli à tous les 10 logements. Les réponses aux 27 questions de ce questionnaire ont été intégrées aux données de la section sur les personnes et le ménage du questionnaire sur la population correspondant à ces logements. Cela a permis de faire le recoupement des caractéristiques de l'échantillon et des caractéristiques de base. Lors de ce même recensement, on a utilisé l'échantillonnage à l'étape du dépouillement pour obtenir des estimations provisoires des gains des salariés, de la répartition de la population en âge de travailler et de la composition des familles au Canada. Dans ce cas, l'échantillon était constitué du dixième de tous les secteurs de dénombrement du Canada et tous les questionnaires sur la population de ces secteurs ont été dépouillés à l'avance.

L'échantillonnage a également été utilisé pour le Recensement du logement de 1951. Cette fois, on a choisi chaque cinquième logement (ceux dont le numéro d'identification se terminait par 2 ou par 7) et le questionnaire sur le logement comportait 24 questions. Au cours du Recensement de 1961, on a prélevé un échantillon de 20 % des ménages privés et on a demandé aux personnes âgées de 15 ans et plus de ces ménages de remplir un questionnaire-échantillon sur la population comportant des questions sur la migration interne, la fécondité et le revenu. L'échantillonnage n'a pas été utilisé au cours des recensements de moindre envergure de 1956 et de 1966.

Plusieurs innovations importantes ont été apportées aux méthodes de dénombrement lors du Recensement de 1971. La première a été l'utilisation de l'autodénombrement pour la majorité de la population au lieu de la méthode traditionnelle de recensement par interview. Ce changement découlait des résultats de plusieurs études effectuées au Canada et ailleurs (Fellegi, 1964; Hansen et autres, 1959), selon lesquels la présence d'un recenseur avait un effet important sur la variance des chiffres du recensement lors d'un recensement par interview. On prévoyait donc que l'autodénombrement permettrait de réduire la variance des chiffres du recensement attribuable à la présence du recenseur et, en même temps, donnerait au répondant le temps voulu pour remplir le questionnaire en toute confidentialité; par conséquent, on s'attendait à ce que les réponses soient plus exactes que par le passé.

Un second changement survenu au Recensement de 1971 et qui le différencie de tous les recensements précédents a été la modification du contenu. Le nombre de sujets traités et de questions posées était plus élevé qu'aux recensements antérieurs. Une étude des coûts, du fardeau du répondant et de la rapidité d'exécution par rapport à la qualité des données dans le cadre d'un recensement par autodénombrement et par échantillonnage a motivé la décision de recueillir toutes les données, sauf celles portant sur certaines caractéristiques de base, auprès d'un échantillon d'un tiers de la population au Recensement de 1971. Sauf dans les régions les plus éloignées du Canada, le tiers des ménages privés a reçu le « questionnaire complet » comportant toutes les questions du recensement, tandis que le reste des ménages privés a reçu le « questionnaire abrégé » qui ne contenait que les questions de base sur le nom, le lien avec le chef de ménage, le sexe, la date de naissance, l'état matrimonial, la langue maternelle, le type de logement, le mode d'occupation, le nombre de pièces, l'alimentation en eau, les installations sanitaires ainsi que certaines questions en rapport avec la couverture du recensement. Tous les ménages vivant dans des régions éloignées prédésignées et dans des logements collectifs ont reçu le questionnaire complet. Le rapport statistique Sampling in the Census (Bureau fédéral de la statistique, 1968) donne une description plus détaillée des projets d'application de la méthode d'échantillonnage au Recensement de 1971.

Le Recensement de 1976 comportait nettement moins de contenu que celui de 1971. En outre, le questionnaire de 1976 ne contenait pas les questions qui posent le plus de difficulté de collecte (p. ex. les questions sur le revenu) ni celles pour lesquelles les frais de codage sont le plus élevés (p. ex. les questions sur la profession, l'industrie et le lieu de travail). Par conséquent, les avantages de l'échantillonnage en matière de coûts et d'allégement du fardeau du répondant étaient moins évidents qu'au Recensement de 1971. Néanmoins, après avoir évalué les économies éventuelles liées à diverses fractions d'échantillonnage et étudié les conséquences sur le plan des relations publiques du retour au dénombrement intégral (l'échantillonnage ayant fait ses preuves en 1971), Statistique Canada a décidé d'appliquer en 1976 la même méthode d'échantillonnage qu'en 1971.

Au Recensement de 1981, on a utilisé la plupart des mêmes méthodes qu'en 1971 et 1976, sauf que le taux d'échantillonnage est passé du tiers au cinquième des ménages privés occupés. Les études réalisées à ce moment-là ont révélé que la diminution de la qualité des données (mesurée au moyen de la variance) qui en résultait serait acceptable et qu'elle ne serait pas suffisamment importante pour annuler les avantages découlant de la réduction des coûts, du fardeau du répondant et des délais d'exécution (Royce, 1983). Le taux d'échantillonnage du cinquième des ménages a été la méthode retenue pour tous les recensements de 1981 à 2006.

En 2011, l'information qui était auparavant fournie au moyen du questionnaire détaillé du recensement (à participation obligatoire) a été recueillie dans le cadre de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM), à participation volontaire. En raison de ce changement, chaque ménage a dû répondre aux 10 questions contenues dans le questionnaire du Recensement de 2011, tandis que 30 % des ménages ont été sélectionnés pour répondre à l'ENM. Par ailleurs, un ménage sur trois n'ayant pas répondu à l'ENM a été sous-échantillonné aux fins de suivi. La fraction d'échantillonnage accrue de 30 % a été appliquée en prévision d'un taux de réponse plus faible à l'ENM. Pour le Recensement de 2016, le gouvernement a de nouveau rendu obligatoire le questionnaire détaillé du recensement pour remplacer l'ENM. La fraction d'échantillonnage a été augmentée à un sur quatre en 2016, par rapport à un sur cinq pour le questionnaire détaillé du recensement de 2006, en vue de réduire le risque que le taux de réponse ne revienne pas à ses niveaux élevés du passé.

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