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12. Comparabilité chronologique12.1 Comparaisons avec les chiffres publiés du recensement de 2001Dans la présente section, nous établissons des comparaisons entre les taux de sous-dénombrement brut de 1971 à 2001. Les estimations du sous-dénombrement net ne sont disponibles qu’à partir de 1991, puisque c’est lors de ce recensement que l’on a produit pour la première fois une estimation détaillée du surdénombrement, à la suite d’une étude expérimentale réalisée en 1986. Le tableau 12.1A montre les taux de sous-dénombrement brut de la population pour le Canada, les provinces et les territoires de 1971 à 2001, alors que le tableau 12.1B donne les taux selon le groupe d’âge et le sexe.
Le taux de sous-dénombrement national brut s’établissait à près de 2 % aux recensements de 1971, 1976 et 1981, puis a atteint 3,21 % en 1986 et 3,95 % en 2001. On pense que les augmentations les plus récentes sont imputables à la fois à l’augmentation du nombre de logements difficiles à dénombrer, par exemple les logements rénovés dans les centres-villes, et au changement d’attitude du public à l’égard du gouvernement qui s’est soldé par une baisse du taux de participation au recensement de 2001. À cause de l’augmentation du sous-dénombrement au recensement de 1986, diverses mesures visant à améliorer la couverture ont été prises au recensement de 1991. Ainsi, l’utilisation du Registre des adresses qui constituait une liste distincte des logements devant être dénombrés a permis de maintenir l’erreur de couverture à peu près au même niveau qu’en 1986. Au recensement de 1996, le recours à la méthode de recensement par interview plutôt qu’à la méthode d’autodénombrement, dans certains secteurs de dénombrement des grandes villes, a également contribué à minimiser le sous-dénombrement. De plus, le changement de la date du recensement, qui a eu lieu à la mi-mai plutôt qu’au début juin, a permis de limiter le sous-dénombrement du fait qu’il était plus probable de trouver les gens à la maison et que l’on évitait la période des déménagements. En ce qui touche les études sur la couverture du recensement de 2001, de nouveaux systèmes automatisés ont été utilisés pour recueillir et traiter les données de la Contre-vérification des dossiers (CVD). Même si ces sytèmes visaient une plus grande efficience des opérations, ils ne pouvaient en tant que tels se traduire par des taux accrus d’erreur de couverture. Il semble toutefois qu’ils aient permis une évaluation plus précise de l’erreur de couverture, en raison du nombre plus élevé d’adresses ayant été recueillies et traitées par la CVD de 2001 par rapport aux CVD antérieures. Les données présentées dans les tableaux 12.1A
et 12.1B permettent de relever les nombreuses
tendances suivantes :
a) Parmi les provinces, la Colombie-Britannique affichait le taux de sous-dénombrement brut le plus élevé pour tous les recensements réalisés de 1971 à 2001 sauf celui de 1991 où l’Ontario a enregistré le taux le plus important. b) Les taux de sous-dénombrement brut des provinces de l’Atlantique et des Prairies sont généralement inférieurs au taux national. c) On observe deux phénomènes démographiques persistants en ce qui a trait au sous-dénombrement brut. Premièrement, le taux de sous-dénombrement des hommes est supérieur à celui des femmes pour tous les recensements. Deuxièmement, les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans affichent toujours les taux de sous-dénombrement brut les plus élevés. En raison de légères modifications apportées à la conception des études sur la couverture d’un recensement à l’autre, les taux présentés dans les tableaux 12.1A et 12.1B ne sont pas strictement comparables. Le lecteur doit prendre note des faits suivants : 2001 : 1a) La composante institutionnelle de l’Étude sur les logements collectifs a été abandonnée et le surdénombrement de cette population a été estimé par l’Étude de la CVD. 1 Des estimations du nombre de personnes omises par le recensement de 1996 ont été produites pour refléter autant que possible la méthodologie de la CVD de 2001. Les ajustements apportés aux résultats de 1996 incluent une adaptation aux changements à la stratégie d’ajustement de la non-réponse et à la stratégie de l’estimation (estimer pour toutes les personnes non dénombrées par le recensement après avoir soustrait les imputations des chiffres du recensement). Les chiffres présentés dans cette section ne tiennent pas compte de ces révisions. b) Comme en 1996, la CVD de 2001 n’a pas estimé le nombre de personnes omises dans les réserves indiennes et établissements indiens partiellement dénombrés. Le nombre de ces réserves et établissements a toutefois diminué en 2001. Par contre, le refus répétitif de certains d’entre eux de participer au recensement rend de plus en plus difficile la tâche d’estimer leur population. La population dans les réserves et établissements partiellement dénombrés a été estimée à environ 34 500 personnes à l’aide d’un modèle statistique (voir la section 14). c) La CVD a produit des estimations pour toute la population non dénombrée par le recensement , y compris pour les ajustements aux chiffres du recensement avant publication. Ces ajustements, fondés sur les résultats de l’Étude sur la classification des logements, compensaient pour les logements où les répondants n’avaient pu être contactés (formule 4) et pour les logements occupés qui avaient été classés par erreur comme étant inoccupés. Ces ajustements ont été soustraits des chiffres du recensement avant l'estimation du chiffre de la population canadienne et le calcul des taux de sous-dénombrement et de surdénombrement. 1996 : 1991 : 2 Les résidents non permanents ont été inclus dans la population visée pour la première fois en 1991. On a observé chez ce groupe de personnes un taux de sous-dénombrement brut plus élevé que la moyenne. Si ce groupe n’avait pas été inclus dans la population visée au recensement de 1991, on estime que le taux de sous-dénombrement brut pour le Canada aurait été inférieur d’environ 0,3 points au taux enregistré. L’inclusion des résidents non permanents a influé particulièrement sur les taux de sous-dénombrement brut de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et du Québec. 2 Des estimations révisées du nombre de personnes omises au recensement de 1991 ont été produites par suite de l’analyse des résultats du recensement de 1996. Pour obtenir ces estimations révisées, on a corrigé certains cas qui avaient été classés par erreur comme omis, on a supprimé l’estimation des personnes omises dans les réserves et établissements indiens partiellement dénombrés et on a utilisé des meilleures estimations du nombre de résidents non permanents ainsi qu’une mesure plus adéquate du surdénombrement fondée sur les résultats de 1996. Les chiffres présentés dans cette section ne tiennent pas compte de ces révisions. Voir Tourigny et coll. (1998). 1986 : Les taux présentés ici pour le
recensement de 1986 diffèrent des résultats publiés
dans le Guide à l’intention des utilisateurs sur la
qualité des données du recensement de 1986 :
Couverture. Les taux figurant dans les tableaux 12.1A
et 12.1B comprennent les modifications apportées
après la publication du guide de 1986 lorsque les réserves
et établissements indiens partiellement dénombrés
ont été inclus comme des unités « omises
». Dans la publication initiale de 1986, on les avait considérées
comme ayant été « dénombrées »
puisque les chiffres du recensement pour les provinces avaient été
redressés en fonction d’une estimation des personnes omises
dans ces établissements et réserves.
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