Rapport préliminaire sur les options méthodologiques pour le Recensement de 2016

Préparé par Don Royce
pour la Stratégie du Recensement de 2016 Bureau de gestion du recensement

Les conclusions et les opinions exprimées dans le présent rapport sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de Statistique Canada.

Sommaire

Dans le contexte du Projet de la stratégie du Recensement de 2016, j'ai été engagé par Statistique Canada en janvier 2011 pour mener une évaluation initiale des options méthodologiques pour le Recensement de la population de 2016. Le présent rapport traite des résultats de cette évaluation, qui a été complétée en juin 2011. Combiné aux résultats d'autres travaux à Statistique Canada, il devrait servir de base pour une évaluation plus détaillée des options qui sera réalisée d'ici décembre 2011 par Statistique Canada.

L'évaluation a commencé par un examen exhaustif des approches de recensement utilisées dans divers autres pays. Elle a également tenu compte des principes et des recommandations sur la scène internationale pour les recensements de la population et des logements, en particulier ceux de l'Organisation des Nations Unies, de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe et de la Conférence des statisticiens européens (le Canada est membre de ces trois organismes). Les approches de recensement internationales ont ensuite été classées en quatre grands types : le recensement traditionnel, le recensement fondé sur des registres administratifs existants (avec ou sans collecte de données supplémentaires), le recensement traditionnel associé à des mises à jour annuelles des caractéristiques et le recensement en continu. Les deux dernières approches font intervenir une certaine forme de mesure continue, en plus ou au lieu d'un recensement effectué à un moment précis.

Les conditions nécessaires pour utiliser chaque approche et les principales forces et faiblesses de chaque approche ont été cernées et documentées. L'utilisation de ces méthodes à l'échelle internationale dans la série de recensements de 2010 a été examinée, et 11 études de cas représentant les approches de 14 pays différents ont été élaborées pour avoir une meilleure idée de la mise en application potentielle de chaque approche de recensement au Canada. Ensuite, j'ai évalué dans quelle mesure le Canada répond actuellement aux conditions nécessaires pour chaque approche et, lorsqu'il n'y répond pas, ce que révèle l'expérience des autres pays au sujet des mesures à prendre et du calendrier probable pour que ces conditions se réalisent.

À la lumière de cette évaluation, j'en conclus que pour le Recensement de 2016, la seule option possible est une forme de variante de l'approche du recensement traditionnel. Dans le cas d'un recensement fondé sur des registres administratifs, aucune des conditions nécessaires n'est satisfaite à l'heure actuelle. En particulier, le Canada n'a ni un registre central de la population, ni un numéro d'identification personnel (NIP) universel qui pourrait être utilisé pour relier un tel registre de la population (même s'il existait) à d'autres registres. Même dans les pays qui ont des registres de la population et des NIP, il faut normalement compter plusieurs décennies avant qu'une telle approche soit mise en œuvre. Dans le cas des approches faisant intervenir une mesure continue, pour que des données pour de petites régions soient publiées dans les mêmes délais que le Recensement ou l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2016, il faudrait commencer la collecte des données en 2012, ce qui est impossible. La mesure continue pourrait être une approche possible pour le Recensement de 2021 ou les recensements subséquents, mais il faudrait effectuer des consultations auprès des utilisateurs, des recherches et des essais supplémentaires pour déterminer si cette approche serait plus avantageuse que l'approche actuelle consistant à réaliser un recensement tous les cinq ans.

Dans la catégorie du recensement traditionnel, un important facteur inconnu à ce stade-ci est l'exactitude des données de l'ENM de 2011, ainsi que les coûts associés à la collecte des données de l'ENM. Jusqu'à ce que des renseignements supplémentaires soient disponibles plus tard en 2011, il est recommandé de laisser ouverte la limite entre le contenu du recensement qui devrait être obligatoire et le contenu qui devrait être volontaire.

Un autre facteur clé à considérer pour trouver des options pour 2016 est l'équilibre approprié entre la collecte d'un certain contenu auprès de tous les ménages et d'un autre contenu auprès d'un échantillon de ménages seulement.

En fonction de ces deux facteurs (obligatoire ou volontaire, 100 % ou échantillon), il est recommandé que les options potentielles pour 2016 soient basées sur les combinaisons possibles des trois types suivants de contenu de données (composantes de base) :

  • le contenu qui est requis par la loi ou qui est par ailleurs suffisamment important pour devoir être recueilli sur une base obligatoire auprès de 100 % de la population
  • le contenu qui est requis par la loi ou qui est suffisamment important pour devoir être recueilli sur une base obligatoire, mais seulement pour un échantillon de la population
  • le contenu qui peut être recueilli sur une base volontaire et seulement pour un échantillon de la population.

Le premier type de contenu ferait partie de toute option qui serait envisagée pour le Recensement de 2016. Par conséquent, il y a quatre options possibles, selon la présence ou l'absence des deuxième et troisième composantes de base. Trois de ces quatre options correspondent à des approches qui ont été utilisées par le passé (y compris en 2011); seule l'approche qui inclurait les trois composantes de base n'a jamais été utilisée.

Parmi les autres facteurs qui devraient être considérés pour 2016 et qui mériteraient une évaluation approfondie et éventuellement des essais préalables à 2016, mentionnons des facteurs relatifs au plan de sondage, le potentiel d'une intégration plus étroite de la collecte des données pour les questions obligatoires et volontaires, et l'utilisation accrue des données administratives dans le cadre de l'approche du recensement traditionnel.

Enfin, l'étude a relevé trois approches potentielles pour le Recensement de 2021 ou les recensements subséquents. Il s'agit d'un recensement fondé sur un nouveau registre central de population créé par le gouvernement fédéral, ainsi que la création d'un NIP universel; d'une approche où le Recensement de 2016 serait tenu à jour grâce à un agencement d'enquêtes et de dossiers administratifs existants; et d'une certaine forme d'approche par mesure continue. Le rapport décrit les problèmes qu'il faudrait régler pour que chacune de ces approches soit poussée plus loin. Un travail beaucoup plus considérable est nécessaire afin d'élaborer et d'évaluer ces approches en détail avant que des décisions concernant la méthodologie du Recensement de 2021 et des recensements subséquents puissent être prises.

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