Immigration et diversité ethnoculturelle au Canada

Faits saillants

Immigration

  • En 2011, la populationNote de bas de page 1 du Canada née à l'étranger comptait environ 6 775 800 personnes. Elle représentait 20,6 % de la population totale, soit la plus forte proportion des pays du G8.

  • Entre 2006 et 2011, environ 1 162 900 personnes nées à l'étranger ont immigré au Canada. Ces immigrants récents constituaient 17,2 % de la population née à l'étranger et 3,5 % de la population totale du Canada.

  • L'Asie (y compris le Moyen-Orient) était la principale source d'immigrants au Canada au cours des cinq dernières années, bien que la part de l'immigration provenant d'Afrique, des Antilles, d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud ait augmenté légèrement.

  • La grande majorité des personnes nées à l'étranger vivaient dans quatre provinces : en Ontario, en Colombie-Britannique, au Québec et en Alberta; la plupart d'entre eux résidaient dans les plus grands centres urbains du pays.

Ascendance ethnique

  • Plus de 200 origines ethniques ont été déclarées lors de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011. En 2011, 13 groupes d'origines ethniques différents ont franchi la barre du million.

Population des minorités visibles

  • Près de 6 264 800 personnes ont déclaré être membres de minorités visibles. Elles représentaient 19,1 % de la population totale. Parmi ces minorités visibles, 30,9 % sont nés au Canada et 65,1 % sont nés à l'extérieur du pays et sont venus y vivre comme immigrants. Une faible proportion (4,0 %) de la population des minorités visibles était constituée de résidents non permanents.

  • Lorsqu'on les combine, les trois groupes de minorités visibles les plus nombreux, en l'occurrence les Sud-Asiatiques, les Chinois et les Noirs, représentaient 61,3 % de la population des minorités visibles en 2011. Ils étaient suivis des Philippins, des Latino-Américains, des Arabes, des Asiatiques du Sud-Est, des Asiatiques occidentaux, des Coréens et des Japonais.

  • Comme c'était le cas pour la population immigrante, la grande majorité vivait en Ontario, en Colombie-Britannique, au Québec et en Alberta. Sept personnes sur 10 vivaient dans les trois plus grandes régions métropolitaines de recensement (RMR) : Toronto, Montréal et Vancouver.

  • L'âge médian de la population des minorités visibles était de 33,4 ans en 2011, contre 40,1 ans pour l'ensemble de la populationNote de bas de page 2.

Langues

  • Parmi les immigrants ayant déclaré une seule langue maternelle, près du quart (23,8 %) ont déclaré l'anglais comme langue maternelle, tandis que 3,4 % ont déclaré le français. Chez ceux dont la langue maternelle était une langue autre que l'une des deux langues officielles du Canada, les langues chinoises étaient les langues les plus communes, suivies du tagalog, une langue des Philippines, puis de l'espagnol et du punjabi.

  • Trois quarts (74,5 %) des personnes nées à l'étranger pouvaient soutenir une conversation dans plus d'une langue. Dans de nombreux cas, les immigrants qui pouvaient parler plus d'une langue ont déclaré connaître le français ou l'anglais, de même qu'une langue non officielle: 61,2 % pouvaient soutenir une conversation en français ou en anglais et en une ou plusieurs langues non officielles, 9,9 %, en français et en anglais, et en une ou plusieurs langues non officielles. Un autre groupe de 2,6 % pouvaient soutenir une conversation en français et en anglais, mais pas dans une langue non officielle. De même, 0,8 % ont déclaré qu'ils ne connaissaient que des langues non officielles.

Les religions au Canada

  • Un peu plus de 22,1 millions de personnes, soit deux tiers de la population du Canada, ont déclaré une appartenance à une religion chrétienne. Les catholiques romains (environ 12 728 900) étaient de loin le groupe chrétien le plus considérable, les adhérents de l'Église unie constituant le deuxième groupe par ordre d'importance (environ 2 007 600).

  • Un peu plus d'un million de personnes ont déclaré être musulmanes, ce qui représentait 3,2 % de la population totale du pays. Les hindous représentaient 1,5 %, les sikhs, 1,4 %, les bouddhistes, 1,1 % et les juifs, 1,0 %.

  • Plus de 7,8 millions de personnes, soit près d'un quart de la population (23,9 %), n'avaient aucune appartenance religieuse.

Encadré 1 : Enquête nationale auprès des ménages

Ceci est la première diffusion de données de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM). Environ 4,5 millions de ménages à travers le pays ont été sélectionnés pour l'ENM et représentaient environ un tiers de tous les ménages.

Le présent document analytique contient les résultats de l'ENM sur l'immigration, le lieu de naissance, l'origine ethnique, les minorités visibles, la langue et la religion. Un document analytique connexe, Les peuples autochtones au Canada : Premières Nations, Métis et Inuits, no 99-011-X2011001 au catalogue, analyse les résultats de l'ENM sur les peuples autochtones.

En outre, trois articles sont publiés dans la série ENM en bref intitulés L'obtention de la citoyenneté canadienne, no 99-010-X2011003 au catalogue, Statut des générations : les enfants nés au Canada de parents immigrants, no 99-010-X2011003 au catalogue, et Les peuples autochtones et la langue no 99-011-X2011003 au catalogue.

Des renseignements supplémentaires sur l'Enquête nationale auprès des ménages sont présentés dans le Guide de l'utilisateur de l'Enquête nationale auprès des ménages, no 99-001-X au catalogue. Des renseignements sur la qualité des données de l'ENM sur l'immigration et les données ethnoculturelles sont présentés dans la série de guides de référence portant sur ces thèmes.

Introduction

Le Canada est une société multiculturelle dont le profil ethnoculturel a été façonné au fil du temps par les immigrants et leurs descendants.

Chaque nouvelle vague d'immigration a enrichi la composition ethnique et culturelle du pays. Au fil du temps, les tendances de l'immigration ont changé. Historiquement, la plupart des immigrants provenaient d'Europe. Plus récemment, les immigrants récents nés en Asie (y compris le Moyen-Orient) constituent le groupe le plus important de nouveaux arrivants au Canada.

Les données de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 montrent que le Canada est un pays avec une mosaïque ethnoculturelle, comme l'indiquent sa population d'immigrants, les antécédents ethnoculturels de ses habitants, la population des minorités visibles, les caractéristiques linguistiques et la diversité religieuse.

Immigration

Au Canada, 1 personne sur 5 est née à l'étranger

Selon les premières données émanant de l'ENM de 2011, le Canada comptait un total d'environ 6 775 800 personnes nées à l'étranger qui sont arrivées comme immigrants. Ces personnes représentaient 20,6 % de la population totale, comparativement à 19,8 % selon le Recensement de 2006.

Bon nombre des personnes nées à l'étranger vivaient au Canada depuis de nombreuses années, tandis que d'autres étaient de nouveaux arrivants.

Quelque 1 162 900 personnes nées à l'étranger ont immigré au Canada entre 2006 et 2011. Ces immigrants récents constituaient 17,2 % de la population totale née à l'étranger, et 3,5 % de la population totale du Canada. Lorsqu'on les ajoute aux immigrants qui sont arrivés pendant les cinq premières années du millénaire, près de 2 155 000 immigrants ont fait du Canada leur pays de résidence au cours des dix dernières années.

La plus forte proportion de personnes nées à l'étranger du G8

Parmi les pays du G8, le Canada comptait la plus forte proportion de population née à l'étranger (20,6 %), une part bien supérieure à celle de l'Allemagne (13,0 % en 2010) et des États-Unis (12,9 % en 2010).

À l'extérieur des États membres du G8, la proportion de la population du Canada née à l'étranger était devancée par celle de l'Australie. En 2010, 26,8 % de la population totale de l'Australie est née à l'extérieur du pays.

L'Asie, principale source d'immigrants

Au Canada, la population immigrante a déclaré près de 200 pays comme lieu de naissance lors de l'ENM de 2011. Sur le plan régional, l'Asie (y compris le Moyen-Orient) demeure la principale source d'immigrants au Canada entre 2006 et 2011.

Parmi les immigrants récents entre 2006 et 2011, environ 661 600, soit 56,9 %, provenaient d'Asie (y compris le Moyen-Orient). Cette proportion était en faible baisse par rapport à 60,0 % chez les immigrants arrivés entre 2001 et 2005. En revanche, les immigrants nés en Asie représentaient 8,5 % de la population née à l'étranger qui s'est établie au Canada avant les années 1970.

Environ 159 700 immigrants nés en Europe sont arrivés au Canada entre 2006 et 2011. Ils constituaient le deuxième plus grand groupe de nouveaux arrivants, représentant 13,7 % de tous les immigrants récents.

Avant les années 1970, les pays européens, notamment le Royaume-Uni, l'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas, étaient la source principale d'immigrants au Canada. Dans l'ENM de 2011, plus des trois quarts des immigrants qui ont déclaré être venus au Canada avant 1971 (78,3 %) provenaient d'Europe. La part des immigrants nés en Europe a continué à décroître au cours des périodes d'immigration subséquentes.

Augmentation de la part des immigrants récents provenant d'Afrique, des Antilles, d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud

Les résultats de l'ENM de 2011 montrent une légère augmentation de la part de l'immigration provenant d'Afrique, des Antilles, d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud au cours des cinq dernières années.

Entre 2006 et 2011, environ 145 700 immigrants sont arrivés d'Afrique, soit 12,5 % des nouveaux arrivants de cette période. Il s'agissait d'une augmentation par rapport aux 10,3 % de ceux qui sont arrivés pendant la période précédente de cinq ans.

En revanche, les personnes nées en Afrique représentaient 1,9 % des immigrants qui sont arrivés au Canada avant 1971 et 7,3 % de ceux qui ont immigré au cours des années 1990.

Les personnes nées aux Antilles, en Amérique centrale et en Amérique du Sud représentaient 12,3 % de tous les nouveaux arrivants entre 2006 et 2011, en hausse par rapport aux 10,5 % pour les immigrants venus lors des cinq années précédentes. La plus grande part (17,3 %) des personnes nées dans ces régions a été enregistrée parmi les immigrants arrivés durant les années 1970, mais elles représentaient à peine 5,4 % des immigrants arrivés avant les années 1970.

En outre, à 3,9 %, la part des immigrants récents provenant des États-Unis a augmenté faiblement, comparativement aux 3,2 % pour ceux qui sont arrivés entre 2001 et 2005.

Principaux pays d'origine des nouveaux immigrants

Les résultats de l'ENM ont indiqué que les Philippines étaient au premier rang des pays de naissance des personnes qui ont immigré au Canada entre 2006 et 2011Note de bas de page 3. En 2011, environ 152 300 nouveaux immigrants sont nés aux Philippines, soit 13,1 % de tous les nouveaux immigrants.

Les Philippines étaient suivies de la Chine, où sont nés environ 122 100 ou 10,5 % des nouveaux immigrants, et l'Inde, où sont nés environ 121 400 ou 10,4 % des immigrants récents.

Les États-Unis, le Pakistan, le Royaume-Uni, l'Iran, la Corée du Sud, la Colombie et le Mexique complètent la liste des 10 pays de naissance les plus fréquemment déclarés.

Pour les immigrants récents nés en Afrique, les trois principaux pays de naissance étaient l'Algérie, le Maroc et le Nigéria. La Colombie, le Mexique et Haïti étaient les trois principaux pays sources de nouveaux arrivants des Antilles, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud. Les principaux pays sources d'immigrants récents d'Europe étaient le Royaume-Uni, la France et la Fédération de Russie.

La grande majorité des personnes nées à l'étranger vivent dans quatre provinces

En 2011, la grande majorité (94,8 %) de la population du Canada née à l'étranger vivait dans quatre provinces : l'Ontario, la Colombie-Britannique, le Québec et l'Alberta. En comparaison, ces provinces comptaient 83,7 % des personnes nées au Canada.

Les deux provinces où l'on retrouvait les plus grandes parts de la population née à l'étranger étaient l'Ontario, où vivaient quelque 3 611 400 immigrants ou 53,3 % de la population née à l'extérieur du pays, et la Colombie-Britannique, où résidaient environ 1 191 900 immigrants, soit 17,6 %. Dans l'ensemble, ces deux provinces avaient des parts de la population née à l'étranger supérieures à leur poids démographique au Canada.

Environ 974 900 personnes nées à l'étranger vivaient au Québec, soit 14,4 % de toutes les personnes nées à l'étranger du Canada, tandis que 644 100, soit 9,5 %, vivaient en Alberta.

Ces quatre provinces étaient également le lieu de résidence de la majorité des immigrants récents qui sont arrivés entre 2006 et 2011. Des 1 162 900 nouveaux arrivants, 9 sur 10 se sont établis en Ontario, au Québec, en Colombie-Britannique et en Alberta.

L'Ontario en a accueilli 43,1 %, soit un peu plus de 501 000 et la Colombie-Britannique, 185 100, soit 15,9 %. Il s'agissait des deux seules provinces où la part de nouveaux arrivants avait baissé, comparativement au Recensement de 2006. En 2006, l'Ontario avait accueilli 52,3 % des nouveaux arrivants, et la Colombie-Britannique, 16,0 %. La baisse de la part de nouveaux arrivants dans ces deux provinces était attribuable à un déplacement des parts vers les autres provinces.

Le Québec était la province de résidence de 19,2 % de tous les nouveaux arrivants, soit une légère hausse par rapport aux 17,5 % enregistrés en 2006. Il a accueilli la deuxième plus grande part d'immigrants récents, après l'Ontario. Un autre 12,4 % d'immigrants récents se sont installés en Alberta, tandis que 5,0 % ont élu domicile au Manitoba et 2,3 % en Saskatchewan. En 2006, les parts d'immigrants récents de ces trois provinces des Prairies étaient de 9,3 %, 2,8 % et 0,7 % respectivement.

Une plus faible part des immigrants récents habitait dans les provinces de l'Atlantique en 2011 : 0,9 % en Nouvelle-Écosse, 0,6 % au Nouveau-Brunswick, 0,2 % à l'Île-du-Prince-Édouard et 0,2 % à Terre-Neuve-et-Labrador. Quoi qu'il en soit, lorsqu'on compare ces estimations aux chiffres du Recensement de 2006, les provinces de l'Atlantique ont également enregistré une faible augmentation de leur part de nouveaux arrivants.

Pour plus de renseignements sur les provinces et territoires, reportez-vous à la Série « Perspective géographique » de l'ENM, no 99-010-X2011005 au catalogue.

La plupart des immigrants vivent dans les régions métropolitaines de recensement

Les immigrants, particulièrement ceux qui sont arrivés récemment, étaient plus susceptibles de vivre dans les plus grands centres urbains du pays que les personnes nées au Canada.

Des 6,8 millions d'immigrants du Canada en 2011, 91,0 % habitaient dans l'une des 33 régions métropolitaines de recensement (RMR) du Canada, comparativement à 63,3 % des personnes nées au Canada.

Dans l'ensemble, les trois principales RMR du Canada, en l'occurrence Toronto, Vancouver et Montréal, représentaient 63,4 % de la population immigrante du pays et 62,5 % des immigrants récents. En revanche, les trois RMR comptaient un peu plus d'un tiers (35,2 %) de la population totale.

De ces centres urbains, la RMR de Toronto affichait de loin la part la plus importante de la population née à l'étranger, soit 37,4 % de toutes les personnes nées à l'étranger vivant au Canada. Quelque 2 537 400 immigrants vivaient à Toronto en 2011; ils représentaient 46,0 % de la population totale de Toronto, soit une légère hausse par rapport aux 45,7 % enregistrés en 2006. De tous les immigrants de l'Ontario, 7 sur 10 résidaient à Toronto.

Vancouver était le lieu de résidence de 913 300 immigrants, soit 13,5 % de la population immigrante totale. Ils représentaient 40,0 % de la population totale de Vancouver, soit environ la même proportion qu'en 2006 (39,6 %).

Montréal comptait 846 600 immigrants, soit 12,5 % de tous les immigrants. Ils constituaient 22,6 % de la population totale de Montréal, comparativement à 20,6 % lors du Recensement de 2006.

Calgary enregistrait le quatrième plus grand nombre d'immigrants, avec un peu moins de 313 900, ou 4,6 % de tous les immigrants. Ils représentaient 26,2 % de sa population totale, en hausse par rapport à 23,6 % en 2006.

Ottawa - Gatineau, qui accueillait 3,5 %, de la population née à l'étranger vivant au pays, soit plus de 235 300 personnes, enregistrait le cinquième plus grand nombre de personnes nées à l'étranger. Elles représentaient 19,4 % de la population totale d'Ottawa - Gatineau.

La plupart des nouveaux arrivants se sont établis dans les trois principaux centres urbains

La tendance des immigrants à s'établir dans les plus grandes régions urbaines était encore plus prononcée chez les nouveaux arrivants.

Les données de l'ENM de 2011 indiquaient que la plupart des 1,2 million d'immigrants qui sont arrivés au Canada entre 2006 et 2011 vivaient dans une région métropolitaine de recensement. Un peu plus des trois cinquième (62,5 %) de ces immigrants récents ont choisi de s'établir dans les trois plus grandes régions métropolitaines de recensement de Toronto, Montréal et Vancouver. À titre de comparaison, un peu plus du tiers, soit 35,2 % de la population canadienne totale, habitaient dans ces trois RMR.

La plus grande part des nouveaux arrivants, soit un peu plus de 381 700 ou environ le tiers (32,8 %) du total, se sont installés à Toronto. Ils représentaient 6,9 % de la population totale de Toronto. En comparaison, lors du Recensement de 2006, 40,4 % des immigrants récents de l'époque avaient élu domicile à Toronto et représentaient 8,8 % de la population totale de la région métropolitaine de recensement.

Environ 189 700 nouveaux arrivants se sont établis à Montréal, soit 16,3 % du total, la deuxième part par ordre d'importance. Ils représentaient 5,1 % de la population totale de Montréal.

Vancouver a accueilli un peu plus de 155 100 nouveaux arrivants, soit 13,3 % de tous les immigrants récents. Ils constituaient 6,8 % de sa population.

Ces centres étaient suivis des régions métropolitaines de recensement des provinces des Prairies. Calgary a reçu 6,1 % de tous les nouveaux arrivants, soit environ 70 700 personnes, tandis qu'Edmonton en a accueilli 4,3 %, soit 50 000, et Winnipeg, 3,9 % ou 45 300. À Winnipeg et à Calgary, leurs parts respectives d'immigrants récents étaient presque le double de leur poids démographique au pays en 2011.

Alors que Toronto accueillait une plus petite part de nouveaux arrivants en 2011 qu'en 2006, les parts de Montréal, Calgary, Edmonton et Winnipeg de 2011 étaient supérieures à celles de 2006.

Pour plus de renseignements sur les régions métropolitaines de recensement, les agglomérations de recensement et certaines subdivisions de recensement, reportez-vous à la Série « Perspective géographique » de l'ENM, no 99-010-X2011005 au catalogue.

Les immigrants récents sont relativement jeunes

Les personnes tendent à migrer lorsqu'elles sont relativement jeunes. En 2011, 58,6 % des immigrants qui sont arrivés au Canada depuis 2006 appartenaient au principal groupe d'âge actif de 25 à 54 ans. Une faible proportion, soit 4,4 %, faisait partie d'un groupe d'âge actif plus avancé, de 55 à 64 ans.

Les enfants âgés de 14 ans et moins représentaient 19,2 % des immigrants récents, et ceux âgés de 15 à 24 ans, 14,5 %. Quant aux personnes âgées de 65 ans et plus, ils représentaient une proportion relativement faible, soit 3,3 % de tous les immigrants arrivés entre 2006 et 2011.

En 2011, l'âge médian des immigrants récents était de 31,7 ans (l'âge médian est le point auquel exactement la moitié de la population est plus âgée et l'autre moitié plus jeune). En comparaison, l'âge médian de la population immigrante totale était de 47,4 ans et celui de la population née au Canada, de 37,3 ans.

Ascendance ethnique

L'origine ethnique est un autre aspect de la diversité ethnoculturelle du pays. L'origine ethnique renvoie aux origines ethniques ou culturelles des ancêtres des répondants. Un ancêtre est quelqu'un dont on descend et qui est habituellement plus éloigné que les grands-parents.

Les répondants ont déclaré plus de 200 origines ethniques lors de l'ENM. En 2011, 57,9 % de la population a déclaré avoir une origine ethnique et le reste, soit 42,1 %, a déclaré avoir plusieurs origines ethniques.

La liste des origines ethniques comprend des groupes culturels associés aux peuples autochtones du Canada (Premières Nations [Indien de l'Amérique du Nord], Métis et Inuit) et les premiers groupes européens qui se sont établis au Canada, notamment les Français, les Anglais, les Écossais et les Irlandais.

La liste comprend également les origines de personnes venues au Canada lors de vagues subséquentes de migration internationale, notamment les Allemands, les Italiens, les Chinois, les Indiens de l'Inde, les Hollandais, les Somaliens et les Libanais.

Origines ethniques les plus communes

En 2011, 13 origines ethniques différentes avaient franchi la barre du million. Les personnes avaient déclaré ces origines soit seules ou en combinaison avec d'autres origines ethniques.

L'origine ethnique la plus souvent déclarée lors de l'ENM était canadienne. Un peu plus de 10 563 800 personnes ont déclaré Canadien comme origine ethnique, soit seule ou avec d'autres origines.

Canadien était suivi d'Anglais, déclaré par 6 509 500 personnes; Français (5 065 700); Écossais (4 715 000); Irlandais (4 544 900); et Allemand (3 203 300).

Les autres origines ethniques qui avaient dépassé le million étaient : Italien, Chinois, Premières Nations (Indien de l'Amérique du Nord), Ukrainien, Indien de l'Inde, Hollandais et Polonais.

Un peu plus de 1 369 100 personnes ont déclaré avoir une ascendance des Premières Nations (Indien de l'Amérique du Nord), tandis que 447 700 ont déclaré Métis et 72 600 Inuit.

La composition ethnoculturelle est différente selon le statut des générations

La liste des origines ethniques les plus fréquemment déclarées variait selon le statut des générations de la population, ce qui reflète les tendances historiques et actuelles en matière d'immigration au pays.

Comme la majorité des personnes de première génération au Canada étaient elles-mêmes des immigrants, leurs antécédents ethnoculturels sont le reflet des pays d'où ils proviennent. Dans l'ensemble, la majorité (81,5 %) des personnes de première génération a déclaré une seule origine ethnique. Les origines ethniques les plus fréquemment déclarées, soit seules ou combinées avec d'autres origines, par les personnes de la première génération étaient Chinois, Indien de l'Inde et Anglais.

La proportion d'enfants d'immigrants nés au Canada déclarant des origines ethniques multiples était de 45,4 %, ce qui est supérieur à la proportion de la première génération (18,5 %). Il s'agissait de personnes de la deuxième génération qui sont nées au Canada d'au moins un parent immigrant. En 2011, les origines les plus fréquemment déclarées par les personnes de la deuxième génération, soit seules ou en combinaison avec d'autres origines, étaient Anglais, Canadien et Écossais.

Les personnes de la troisième génération affichaient la plus forte proportion de personnes déclarant des origines ethniques multiples. Il s'agissait de personnes nées au Canada de parents nés au Canada. À 49,6 %, la proportion de personnes déclarant plus d'une origine ethnique était plus élevée que celle de la première génération (18,5 %) et de la deuxième génération (45,4 %).

En 2011, les origines ethniques les plus fréquemment déclarées, soit seules ou en combinaison avec d'autres origines, par les personnes de la troisième génération étaient Canadien, Anglais et Français.

Population des minorités visibles

Encadré 2 : Minorités visibles

Les personnes qui se définissent comme des membres d'une minorité visible forment l'un des quatre groupes désignés en vertu de la Loi sur l'équité en matière d'emploi.

Selon la Loi sur l'équité en matière d'emploi, on entend par minorités visibles « les personnes autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche ». Il s'agit principalement des groupes suivants : Sud-Asiatique, Chinois, Noir, Philippin, Latino-Américain, Arabe, Asiatique du Sud-Est, Asiatique occidental, Coréen et Japonais.

Les trois autres groupes désignés en vertu de la Loi sur l'équité en matière d'emploi sont les femmes, les Autochtones et les personnes ayant une incapacité.

Une personne sur 5 appartient à une minorité visible

Selon l'ENM de 2011, près de 6 264 800 personnes faisaient partie de la population des minorités visibles. Elles représentaient environ 1 personne sur 5 (19,1 %) au Canada.

À titre de comparaison, le Recensement de 2006 avait dénombré 5 068 100 personnes appartenant à un groupe de minorités visibles, soit 16,2 % de la population totale de l'époque.

L'augmentation de la population des minorités visibles est attribuable en grande partie au nombre d'immigrants qui sont arrivés au Canada de pays non européens au cours des dernières décennies.

En 2011, 13,7 % des nouveaux arrivants sont nés en Europe et 3,9 % sont nés aux États-Unis. Les 82,4 % restants étaient originaires d'Asie (y compris du Moyen-Orient), des Antilles et d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud, d'Afrique et d'Océanie et d'autres régions.

La part des minorités visibles a augmenté parmi les immigrants qui sont arrivés au cours des décennies plus récentes. Les données de l'ENM de 2011 indiquaient que les minorités visibles représentaient 78,0 % des immigrants arrivés entre 2006 et 2011, 76,7 % des immigrants arrivés au cours de la précédente période de cinq ans et 74,8 % des immigrants venus dans les années 1990.

En revanche, les minorités visibles constituaient 12,4 % des immigrants arrivés avant 1971. Par la suite, cette proportion a plus que quadruplé pour les immigrants qui sont arrivés pendant les années 1970, pour passer à 53,0 % et elle a continué à augmenter pour les immigrants des années 1980 (67,4 %).

Les Sud-Asiatiques forment le plus grand groupe de minorités visibles

En 2011, les trois plus importants groupes de minorités visibles, en l'occurrence les Sud-Asiatiques, les Chinois et les Noirs, représentaient 61,3 % de la population des minorités visibles. Ils étaient suivis des Philippins, des Latino-Américains, des Arabes, des Asiatiques du Sud-Est, des Asiatiques occidentaux, des Coréens et des Japonais.

Au total, 1 567 400 personnes ont déclaré être Sud-Asiatiques, soit le groupe le plus important, qui représentait un quart (25,0 %) de la population totale des minorités visibles et 4,8 % de la population canadienne totale. Les Sud-Asiatiques étaient également le plus important groupe de minorités visibles observé lors du Recensement de 2006. Deux tiers des Sud-Asiatiques ont déclaré une ascendance ethnique indienne de l'Inde, 9,3 % des origines pakistanaises, 8,5 % des origines sri lankaises et 4,7 % des origines punjabi. Ces origines ont été déclarées par les Sud-Asiatiques soit seules ou en combinaison avec d'autres origines.

Le deuxième plus grand groupe de minorités visibles était les Chinois, avec un peu plus de 1 324 700 personnes. Ils constituaient 21,1 % de la population des minorités visibles et 4,0 % de la population totale. La majorité (96,8 %) de la minorité visible chinoise avait déclaré une ascendance ethnique chinoise, seule ou avec d'autres origines. Une faible proportion de la minorité visible chinoise a déclaré des origines ethniques multiples (8,6 %).

Un peu moins de 945 700 personnes ont déclaré être Noires, le troisième groupe par ordre d'importance, qui représentait 15,1 % de la population des minorités visibles et 2,9 % de la population totale.

En 2011, 29,8 % des Noirs ont déclaré des origines ethniques multiples. Ils ont principalement déclaré des origines antillaises ou africaines, notamment  jamaïcaine (22,8 %), haïtienne (13,9 %), somalienne (4,4 %) trinidanaise/tobagodienne (3,7 %). Ces origines ont été déclarées par des Noirs soit seules ou avec d'autres origines. Des Noirs ont aussi déclaré des origines des îles britanniques (10,9 %), canadienne (10,8 %) et française (4,3 %).

La plupart des minorités visibles vivent dans des centres urbains

Comme c'était le cas pour la population immigrante, la grande majorité (95,2 %) des minorités visibles vivaient en Ontario, en Colombie-Britannique, au Québec et en Alberta. En Ontario, près de 3 279 600 personnes ont déclaré être membres d'une minorité visible, soit plus de la moitié (52,3 %) de la population totale des minorités visibles.

Les minorités visibles représentaient la plus forte proportion de la population provinciale en Colombie-Britannique (27,3 %), atteignant près de 1,2 million de personnes. Le nombre le plus important de personnes appartenant à des minorités visibles vivait en Ontario en 2011, représentant un peu plus du quart (25,9 %) de la population. En Alberta, les minorités visibles représentaient 18,4 % de la population provinciale, et au Québec, 11,0 %.

La plupart des minorités visibles du Canada (95,9 %) vivaient dans des régions métropolitaines de recensement (RMR), comparativement à 69,3 % de la population totale. Les RMR de Toronto, Montréal et Vancouver constituaient à elles seules le lieu de résidence de 7 membres des minorités visibles sur 10, comparativement à un peu plus du tiers (35,2 %) de la population totale.

La grande majorité (85,1 %) des 2,6 millions de personnes faisant partie des minorités visibles de la RMR de Toronto vivaient dans quatre municipalités : la ville de Toronto, Mississauga, Brampton et Markham. En comparaison, ces municipalités étaient le lieu de résidence de 74,4 % de la population totale de la RMR de Toronto. Parmi ces municipalités, Markham avait la plus forte proportion de minorités visibles, soit 72,3 % de la population de cette localité. Les minorités visibles constituaient 66,4 % de la population de Brampton, 53,7 % de celle de Mississauga et 49,1 % de celle de la ville de Toronto.

La RMR de Vancouver était le lieu de résidence de 1,0 million de membres des minorités visibles, soit 16,4 % de toutes les minorités visibles du Canada. Ils représentaient 45,2 % de la population de Vancouver. Dans la RMR de Vancouver, les municipalités de Richmond (70,4 %), du Greater Vancouver A (62,2 %), de Burnaby (59,5 %), de Surrey (52,6 %) et de la ville de Vancouver (51,8 %) comptaient des proportions de minorités visibles supérieures à la moyenne pour l'ensemble de la région métropolitaine de Vancouver.

Dans le cas de la RMR de Montréal, où habitaient un peu plus de 762 300 membres des minorités visibles, représentant 20,3 % de la population de la région métropolitaine de recensement. Les municipalités de Montréal (67,0 %), Laval (10,7 %), Longueuil (4,2 %) et Brossard (4,0 %) étaient le lieu de résidence de 85,8 % de toutes les minorités visibles de la région métropolitaine de recensement de Montréal. Les minorités visibles constituaient près des deux cinquièmes (38,3 %) de la population de Brossard, soit la plus forte proportion dans les municipalités de la RMR de Montréal.

Outre les RMR de Toronto, Vancouver et Montréal, les RMR de Calgary, Edmonton, Ottawa - Gatineau, Winnipeg et Hamilton avaient toutes des populations comptant au moins 100 000 membres des minorités visibles en 2011.

Un peu plus de la moitié (53,2 %) des Sud-Asiatiques résidaient à Toronto, tandis que 16,1 % vivaient à Vancouver. Toronto était le lieu de résidence de 40,1 % des Chinois et Vancouver, de 31,1 % des Chinois.

Dans le cas de la population noire, 42,0 % vivaient à Toronto et 22,9 %, à Montréal.

À Montréal, les Noirs étaient le groupe de minorités visibles le plus important, représentant 28,4 % de la population des minorités visibles de la ville. Les Arabes (19,7 %) et les Latino-Américains (12,9 %) étaient les deux autres groupes les plus importants de cette RMR.

Trois membres des minorités visibles sur 10 sont nés au Canada

Des 6,3 millions de personnes qui ont déclaré être membres d'une minorité visible en 2011, 30,9 % sont nées au Canada, 65,1 % sont nées à l'extérieur du pays et sont venues y vivre comme immigrants. Une faible proportion (4,0 %) de la population des minorités visibles était formée de résidents non permanents.

Ces proportions variaient d'un groupe de minorités visibles à l'autre, en partie à cause des tendances en matière d'immigration. En général, les groupes qui sont établis depuis longtemps au Canada et pour lesquels l'immigration récente est relativement faible comptait des proportions plus élevées de personnes nées au Canada.

Par exemple, les Japonais ont une histoire relativement longue au Canada et n'ont pas enregistré d'immigration importante au cours des dernières décennies. Sur les quelque 87 300 personnes qui ont déclaré être Japonaises, 63,1 %, soit 55 000, sont nées au Canada, la plus forte proportion du genre. Près du tiers (32,3 %) sont nées au Canada de parents qui sont également nés au Canada. Cela signifie qu'ils étaient de la troisième génération ou plus au Canada. La proportion de personnes de la troisième génération ou plus parmi les Japonais est également la plus élevée de toutes les minorités visibles.

Les Noirs formaient le deuxième groupe d'importance de personnes nées au Canada parmi tous les groupes des minorités visibles, soit 43,2 %. Parmi les Noirs, 8,9 % étaient des personnes de la troisième génération ou plus.

Au cours des dernières décennies, l'immigration a également fait croître la minorité visible noire. Un peu plus de la moitié (53,1 %) des Noirs du Canada sont nés à l'étranger et sont venus y vivre comme immigrants. Parmi ces Noirs nés à l'étranger, 23,5 % sont arrivés entre 2006 et 2011. Haïti, le Nigéria et la Jamaïque étaient les trois principaux pays de naissance des immigrants récents qui ont déclaré être Noirs.

Parmi les deux plus grands groupes de minorités visibles au Canada, 30,7 % des Sud-Asiatiques et 26,7 % des Chinois sont nés au Canada. Bien que ces deux groupes aient une longue histoire au Canada, l'immigration des dernières décennies a maintenu la proportion de personnes nées à l'étranger à un niveau relativement élevé.

En 2011, 20,6 % des immigrants qui ont déclaré être Sud-Asiatiques sont arrivés au Canada entre 2006 et 2011. Les trois principaux pays de naissance étaient l'Inde, le Pakistan et le Sri Lanka. Une faible proportion, soit 1,5 %, des Sud-Asiatiques est née au Canada et leurs deux parents sont également nés au Canada.

En outre, 15,3 % des personnes nées à l'étranger qui ont déclaré être Chinois sont arrivées au cours des cinq dernières années. La majorité (85,0 %) était des immigrants nés en Chine, 6,3 % était des immigrants nés à Taïwan et 3,0 % était des immigrants nés dans la Région administrative spéciale de Hong Kong. Une faible proportion (2,8 %) des Chinois étaient des personnes de la troisième génération ou plus.

La population des minorités visibles est relativement jeune

La population des minorités visibles est généralement plus jeune que la population totale. Ceci est attribuable en partie au fait que bon nombre des membres des minorités visibles étaient des immigrants qui sont arrivés au Canada au cours des dernières décennies. Les personnes tendent à migrer lorsqu'elles sont plus jeunes, et sont plus susceptibles d'être à un stade de leur vie pendant lequel elles auraient de jeunes enfants.

Les données de l'ENM de 2011 indiquaient que l'âge médian de la population des minorités visibles était de 33,4 ans, comparativement à 40,1 ans pour l'ensemble de la population.

Les Noirs, qui avaient un âge médian de 29,5 ans, étaient la minorité visible la plus jeune. Parmi les Noirs, 27,0 % étaient âgés de 14 ans et moins, comparativement à 17,0 % de la population totale et à 21,5 % de la population des minorités visibles.

Les Arabes étaient le deuxième groupe le plus jeune, avec un âge médian de 30,2 ans. L'âge médian des Sud-Asiatiques, le plus grand groupe de minorités visibles au Canada, était de 32,8 ans, tandis que celui des Chinois, le deuxième plus grand groupe, était de 38,6 ans.

Langues

Diversité linguistique et immigration

Le Canada est un pays comprenant une diversité linguistique. Le pays devient de plus en plus une société multilingue dans le sillage de l'augmentation du nombre d'immigrants dont la langue maternelle n'est ni le français ni l'anglais. (La langue maternelle est définie comme la première langue qu'une personne apprend à la maison pendant son enfance et qu'elle comprend toujours au moment de l'enquête.)

Outre le français et l'anglais, plus de 200 langues maternelles ont été déclarées lors de l'ENM de 2011.

La majorité (96,8 %) des 6,8 millions d'immigrants en 2011 ont déclaré une seule langue maternelle et une petite proportion, 3,2 %, a déclaré avoir plusieurs langues maternelles.

Parmi la population immigrante ayant une seule langue maternelle, près du quart (23,8 %), soit environ 1,6 million, a déclaré l'anglais comme langue maternelle et une plus petite proportion, soit 3,4 %, a déclaré le français comme langue maternelle. Au Québec, la proportion d'immigrants dont la langue maternelle était le français était plus élevée, affichant 18,6 %.

Les 72,8 % restants de la population immigrante ont déclaré avoir une autre langue que le français ou l'anglais comme langue maternelle.

Chez les immigrants dont la langue maternelle n'était ni le français ni l'anglais, les langues chinoises étaient les langues maternelles les plus répandues. Ces langues ont été déclarées par quelque 852 700 personnes. De ce nombre, la plus grande part, 38,2 %, a seulement spécifié le chinois comme langue maternelle, alors que 34,4 % ont déclaré le cantonais, 24,6 %, le mandarin et 2,8 % d'autres langues chinoises. Au total, les langues chinoises ont été déclarées par 13,0 % de la population née à l'étranger ayant une seule langue maternelle.

Les langues chinoises étaient suivies du tagalog, une langue des Philippines, déclaré par près de 320 100 personnes; l'espagnol, déclaré par 306 700 personnes; et le punjabi, par 305 400 personnes. L'arabe, l'italien, l'allemand, le portugais, le persan (farsi) et le polonais complétaient cette liste des 10 langues les plus fréquemment déclarées.

Le paysage linguistique du Canada a évolué avec les différentes vagues d'immigration. Chez les immigrants qui sont arrivés avant les années 1970, les langues maternelles les plus communes étaient l'anglais, l'italien, l'allemand et le néerlandais. Les langues maternelles les plus communes chez les immigrants récents étaient l'anglais, le chinois (notamment les personnes ayant seulement déclaré le chinois et le mandarin), le tagalog et l'espagnol.

Connaissance des langues

Les données de l'ENM de 2011 indiquent qu'une majorité (74,5 %) de la population du Canada née à l'étranger pouvait soutenir une conversation dans plus d'une langue, comparativement à 36,6 % de la population totale.

Des quelque 6,8 millions d'immigrants au Canada, un peu plus de la moitié (54,6 %) pouvaient parler deux langues et un cinquième (19,9 %) connaissait au moins trois langues.

Dans de nombreux cas, les immigrants qui pouvaient parler plus d'une langue ont déclaré connaître le français ou l'anglais, en combinaison avec une langue non officielle. Parmi tous les immigrants, 61,2 % pouvaient soutenir une conversation en français ou en anglais et en une ou plusieurs langues non officielles, 9,9 % en français, en anglais et en une ou plusieurs langues non officielles. Un autre groupe de 2,6 % pouvait parler le français et l'anglais, mais pas une langue non officielle. Une faible proportion (0,8 %) a déclaré ne connaître que des langues non officielles.

En revanche, la combinaison de connaissances linguistiques la plus fréquemment déclarée par la population totale (17,6 %) était le français et l'anglais, avec ou sans la connaissance d'une ou plusieurs autres langues.

En 2011, alors que la majorité (93,5 %) des personnes nées à l'étranger pouvaient soutenir une conversation en français et/ou en anglais, 6,5 % de tous les immigrants ont déclaré ne connaître ni l'une ni l'autre langue officielle.

La proportion d'immigrants ne parlant ni le français ni l'anglais diminue au fur et à mesure qu'augmente le temps écoulé depuis l'arrivée au pays. Ainsi, les immigrants établis au pays depuis longtemps ont eu plus de temps pour apprendre une ou les deux langues officielles.

Parmi les immigrants récents qui sont arrivés au Canada entre 2006 et 2011, 9,0 % pouvaient soutenir une conversation uniquement dans une ou plusieurs langues non officielles, comparativement à 3,4 % de ceux qui sont arrivés avant 1970.

Les religions au Canada

Encadré 3 : Religion

L'ENM de 2011 recueille des renseignements sur l'appartenance religieuse uniquement, sans tenir compte du fait que les répondants pratiquent ou non leur religion, notamment la participation à des activités religieuses. Des renseignements sur la pratique religieuse se trouvent dans l'Enquête sociale générale (ESG) de Statistique Canada. L'ESG porte sur les personnes âgées de 15 ans et plus vivant dans les ménages privés au sein des 10 provinces. Les renseignements les plus récents sur la pratique religieuse provenant de l'ESG datent de 2011.

Les deux tiers de la population sont affiliés à la foi chrétienne

Selon l'ENM de 2011, la religion la plus importante au Canada était le christianisme. Des quelque 32 852 300 personnes représentées dans l'ENM, environ 22 102 700, soit un peu plus des deux tiers (67,3 %) ont déclaré appartenir à une religion chrétienne.

Comme observé dans les changements de la composition de l'immigration, de plus grandes proportions de la population ont déclaré des religions autres que chrétienne. Sont comprises ici les religions musulmane, hindoue, sikhe et bouddhiste. En 2011, environ 2 373 700 personnes, soit 7,2 % de la population du Canada, ont déclaré appartenir à l'une de ces religions. Ceci représentait une hausse comparativement à 4,9 % enregistrés dix ans plus tôt lors du Recensement de 2001.

Les données de l'ENM de 2011 indiquaient également qu'environ 329 500 personnes ont déclaré être juives, soit 1,0 % de la population.

Environ 7 850 600 personnes, ou près d'un quart de la population (23,9 %), n'avaient aucune appartenance religieuse. Il s'agit d'une hausse par rapport aux 16,5 % enregistrés une décennie plus tôt, selon les données du Recensement de 2001.

Les catholiques romains forment le plus important groupe religieux chrétien

Les catholiques romains formaient le plus important groupe religieux chrétien en 2011. Près de 12 728 900 personnes ont déclaré être catholiques romaines, ce qui représentait 38,7 % de l'ensemble de la population canadienne.

Le deuxième groupe religieux chrétien par ordre d'importance était les personnes appartenant à l'Église unie, avec un peu moins de 2 007 600 fidèles, ou 6,1 % de la population totale.

Les anglicans formaient le troisième groupe religieux chrétien le plus important, soit environ 1 631 800 personnes ou 5,0 % de la population totale.

De plus, 4,5 % de la population ont simplement déclaré être chrétiennes. Les baptistes formaient le cinquième groupe par ordre d'importance parmi les personnes de foi chrétienne et représentaient 1,9 % de la population.

En outre, 1,7 % de la population totale, soit environ 550 700 personnes, ont déclaré être membres de la religion chrétienne orthodoxe. Le plus important groupe était l'Église orthodoxe grecque, dont les adhérents étaient environ 220 300, soit 40,0 % des chrétiens orthodoxes.

Une part plus importante des immigrants récents sont musulmans, hindous, sikhs et bouddhistes

Les personnes ayant déclaré être musulmanes, hindoues, sikhes et bouddhistes ont une plus petite présence au Canada. Parmi celles-ci, les musulmans formaient le groupe religieux le plus nombreux. Dans le cadre de l'ENM de 2011, un peu plus d'un million de personnes ont déclaré être musulmanes. Elles représentaient 3,2 % de la population totale du pays, en hausse par rapport aux 2,0 % estimés lors du Recensement de 2001.

Un peu moins de 498 000 personnes ont déclaré être hindoues, ce qui représente 1,5 % de la population. Environ 455 000 personnes ont déclaré appartenir à la religion sikhe, soit 1,4 % de la population, tandis qu'il y avait environ 366 800 bouddhistes, soit 1,1 % de la population.

En 2011, l'âge médian de la population musulmane du Canada était de 28,9 ans, tandis que l'âge médian de la population sikhe était de 32,8 ans et celle de la population hindoue, de 34,2 ans. En revanche, l'âge médian du plus important groupe chrétien était plus élevé. L'âge médian des personnes qui ont déclaré être des catholiques romains était de 42,9 ans; celui des anglicans, de 51,1 ans; et celui des membres de l'Église unie, de 52,3 ans.

Les tendances récentes de l'immigration ont été un facteur clé de la présence de certaines religions au Canada. Les personnes musulmanes, hindoues, sikhes et bouddhistes représentaient 2,9 % des immigrants qui sont arrivés avant 1971. Mais elles représentaient 33,0 % des immigrants qui sont arrivés entre 2001 et 2011.

Les immigrants qui sont arrivés lors de décennies antérieures appartenaient principalement à la foi chrétienne. En 2011, 78,4 % des immigrants qui sont arrivés avant 1971 ont déclaré être chrétiens. Bien que leur part ait connu une baisse, les chrétiens constituaient toujours la part la plus importante des immigrants qui sont arrivés récemment, 41,7 % de ceux qui sont arrivés entre 2001 et 2005 et 47,5 % des nouveaux arrivants entre 2006 et 2011.

En 2011, 16,0 % des immigrants arrivés avant 1971 n'avaient pas d'appartenance religieuse. Cette proportion a grimpé à 22,0 % parmi ceux qui sont arrivés entre 2001 et 2005, et à 19,5 % chez les immigrants récents. En moyenne, les personnes n'ayant pas d'appartenance religieuse avaient tendance à être plus jeunes que la population générale. En 2011, leur âge médian était de 32,7 ans.

Parmi les immigrants musulmans venus au Canada entre 2006 et 2011, la plus forte proportion provenait du Pakistan. Les immigrants récents qui ont déclaré être hindous ou sikhs provenaient principalement de l'Inde, tandis que la majorité des bouddhistes provenaient de la Chine. Chez les immigrants récents n'ayant pas d'appartenance religieuse, la Chine arrivait en tête de liste des pays de naissance.

Spiritualité autochtone traditionnelle

Un peu plus de 64 900 personnes ont déclaré une appartenance à la spiritualité autochtone traditionnelle dans l'ENM de 2011. Elles représentaient 4,5 % de la population autochtone et 0,2 % de l'ensemble de la population.

La plupart des personnes déclarant une appartenance à la spiritualité autochtone traditionnelle vivaient en Ontario (24,5 %) et dans les provinces de l'Ouest, soit l'Alberta (23,3 %), la Saskatchewan (18,9 %) et la Colombie-Britannique (15,9 %).

Provincial et infraprovincial

La plus grande part de catholiques romains (45,3 %) habitait au Québec, suivi par l'Ontario (31,0 %).

L'Ontario était également la province de résidence de 73,6 % de la population hindoue en 2011, ainsi que de 55,2 % de la population musulmane et de 44,6 % de la population bouddhiste. Les quelque 582 000 musulmans qui vivaient en Ontario représentaient 4,6 % de la population de la province. Les quelque 366 700 personnes qui ont déclaré être hindoues représentaient 2,9 % de la population de l'Ontario et les bouddhistes, au nombre d'environ 163 800, constituaient 1,3 % de la population.

Les deux tiers de la population musulmane du Canada vivaient dans les trois plus grandes régions métropolitaines de recensement (RMR), soit Toronto, Montréal et Vancouver. Toronto comptait la plus grande population de musulmans, avec un peu plus de 424 900. Montréal en comptait un peu plus de 221 000 et Vancouver environ 73 200.

Parmi les 455 000 sikhs au Canada, 44,2 % vivaient en Colombie-Britannique, et 39,5 % vivaient en Ontario. Les sikhs représentaient 4,7 % de la population de la Colombie-Britannique et 1,4 % de la population de l'Ontario.

Un peu plus des trois quarts (77,5 %) de la population sikhe de la Colombie-Britannique, soit un peu plus de 155 900 personnes, vivaient dans la RMR de Vancouver, tandis que 28 200 autres vivaient dans la RMR d'Abbotsford - Mission.

De la population hindoue de l'Ontario, la grande majorité (88,7 %) vivait dans la RMR de Toronto.

L'Ontario et la Colombie-Britannique avaient les plus grandes parts de personnes n'ayant pas d'appartenance religieuse. Plus de 1 165 000 personnes de la RMR de Toronto, soit environ 21,1 % de sa population, n'avait pas d'appartenance religieuse, tout comme 945 400 personnes de la RMR de Vancouver, ou 41,5 % de la population de cette RMR.

Renseignements supplémentaires

Des renseignements supplémentaires sur l'immigration et la diversité ethnoculturelle se trouvent dans les Tableaux de données de l'ENM, nos 99-010-X2011026 à 99-010-X2011034 au catalogue, le Profil de l'ENM, no 99-010-X au catalogue, ainsi que dans la Série « Perspective géographique » de l'ENM, no 99-010-X2011005 au catalogue.

Pour obtenir des détails au sujet des concepts, des définitions, des univers, des variables et des termes géographiques utilisés dans l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011, veuillez consulter le Dictionnaire de l'Enquête nationale auprès des ménages, no 99-000-X au catalogue. Pour des explications détaillées sur les concepts et des renseignements sur la qualité des données, veuillez vous reporter aux guides de référence sur le site Web du Programme du recensement.

Note aux lecteurs

Arrondissement aléatoire et répartitions en pourcentage : Afin de protéger le caractère confidentiel des renseignements recueillis lors de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011 tout en maintenant la qualité des résultats, on applique une méthode qui consiste à arrondir de façon aléatoire les valeurs présentées dans les cellules individuelles. Par conséquent, lorsque ces données sont totalisées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre à la somme des valeurs individuelles, étant donné que le total et les totaux partiels sont arrondis séparément. De même, la somme des répartitions en pourcentage, qui sont calculées à partir de données arrondies, ne correspond pas nécessairement à 100 %.

En raison de l'arrondissement aléatoire, les estimations et les pourcentages peuvent varier légèrement entre différents produits de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011, notamment les documents analytiques et les tableaux de données.

Comparabilité entre les estimations du questionnaire complet du Recensement de 2006 et les estimations de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011 : Les utilisateurs doivent faire preuve de prudence lorsqu'ils comparent les estimations du questionnaire complet du Recensement de 2006 avec les estimations de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011, car ces deux sources de données représentent des populations différentes. La population cible du questionnaire complet du Recensement de 2006 comprend les résidents habituels dans les logements collectifs et les personnes vivant à l'étranger, alors que la population cible de l'ENM les exclut. De plus, les estimations de l'ENM sont dérivées d'une enquête à participation volontaire, et elles peuvent par conséquent, comporter davantage d'erreurs dues à la non-réponse que les estimations dérivées du questionnaire complet du Recensement de 2006.

Remerciements

Ce rapport a été rédigé par Tina Chui de la Division de la statistique sociale et autochtone de Statistique Canada et John Flanders de la Division des communications, avec la collaboration de Thomas Anderson et de membres du personnel de la Division de la statistique sociale et autochtone de Statistique Canada, du Secrétariat des domaines spécialisés du recensement, de la Division de la géographie, de la Division des opérations du recensement, de la Division de la diffusion et de la Division des communications.

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