Recensement en bref
Diversité linguistique et plurilinguisme au sein des foyers canadiens
La lettre « C » à l''intérieur d''un triangle jaune -  correction Mise à jour des données du recensement de 2016 sur la langue

Date de diffusion : le 2 août 2017 Mis à jour : le 31 août 2017

Faits saillants

  • Le nombre de personnes ayant déclaré une langue maternelle immigrante est passé de 6 838 715 en 2011 à 7 749 115 en 2016. Il s’agit d’une augmentation de 910 400 personnes, ce qui équivaut à une croissance de 13,3 %.
  • En 2016, 2,4 % des Canadiens ont déclaré plus d’une langue maternelle, comparativement à 1,9 % des Canadiens en 2011.
  • En 2016, 19,4 % des Canadiens ont déclaré parler plus d’une langue à la maison, en hausse par rapport à 2011 (17,5 %).
  • En 2016, 7 personnes de langue maternelle tierce (autre que le français et l’anglais) sur 10 parlaient le français ou l’anglais à la maison.

Introduction

La diversité linguistique est en croissance au Canada. De plus en plus de Canadiens déclarent une langue maternelle ou une langue d’usage au foyerNote 1 autre que le français ou l’anglais.

Les langues autres que le français et l’anglais, ou langues tiercesNote 2 peuvent être regroupées en deux grandes catégories : les langues autochtones et les langues immigrantes. Les langues autochtones désignent les langues (autres que le français et l’anglais) traditionnellement parlées par les Autochtones au Canada, c’est‑à‑dire les Premières Nations (Indiens de l'Amérique du Nord), les Métis et les Inuits. Les langues immigrantes désignent les langues dont la présence est initialement attribuable à l’immigration postérieure à la colonisation française et anglaise.

La croissance de la diversité linguistique ne signifie pas nécessairement que de plus en plus de langues sont déclarées au recensement comme langue maternelle ou langue d’usage. Cela signifie plutôt que de plus en plus de répondants déclarent une langue autre que le français ou l’anglais. De très nombreuses langues ont été déclarées au Recensement de 2016. Des statistiques sont présentées pour 215 d’entre elles.

Il y a davantage de personnes parlant une langue autochtone à la maison que de personnes de langue maternelle autochtone

La diversité linguistique canadienne s’observe d’abord par la présence de nombreuses langues autochtones. Le Recensement de la population de 2016 présente des données sur près de 70 langues autochtones.

En plus des langues cries, sept langues autochtones comptaient au moins 5 000 personnes déclarant l’une d’entre elles comme langue maternelle en 2016 : l’inuktitut, l’ojibwé, l’oji‑cri, le déné, le montagnais (innu), le mi’kmaq et l’atikamekw.

Les personnes ayant l’inuktitut, l’atikamekw ou le montagnais (innu) comme langue maternelle sont très nombreuses à parler leur langue maternelle à la maison. Les huit langues autochtones présentées ont toutes un taux de rétention supérieur à 70 %. On utilise ici le terme « rétention » pour désigner les cas où les personnes d’une langue maternelle donnée parlent cette langue à la maisonNote 3.

Graphique 1 Taux de rétention complète ou partielle des huit principales langues maternelles autochtones, Canada, 2016

Tableau de données du graphique 1
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Langues maternelles autochtones (titres de rangée) et Taux de rétention complète et Taux de rétention partielle, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en‑tête de colonne).
Langue maternelle authoctone Taux de rétention complète Taux de rétention partielle
pourcentage
Inuktitut 81,4 15,5
Atikamekw 89,8 7,0
Montagnais (innu) 85,2 9,6
Déné 69,0 21,4
Oji-cri 59,4 27,7
CriTableau de Note 1 55,4 27,8
Mi'kmaq 52,5 28,7
Ojibwé 35,8 34,5

Alors que certaines personnes de langue maternelle autochtone ne parlent pas leur langue à la maison, d’autres adoptent ces langues sans les avoir comme langue maternelle. Dans l’ensemble, le nombre de personnes qui parlent une langue autochtone à la maison (228 770 personnes) est supérieur au nombre de personnes qui ont une langue maternelle autochtone (213 225 personnes). Ce sont 137 520 personnes qui ont déclaré une langue autochtone comme principale langue d’usage à la maison, et 91 250 personnes, une langue autochtone comme langue secondaire.

Forte croissance des langues immigrantes

La migration internationale étant le principal moteur de la croissance démographique au Canada, la présence accrue des langues tierces est principalement attribuable à celle des langues immigrantes.

Le nombre de personnes ayant déclaré une langue maternelle immigrante est passé de 6 838 715 en 2011 à 7 749 115 en 2016. Il s’agit d’une hausse de 910 400 personnes, ce qui équivaut à une croissance de 13,3 %.

En 2016, 22 langues maternelles immigrantes comptaient chacune plus de 100 000 personnes. Il s’agit du même nombre de langues qu’en 2011Note 4. Ensemble, ces 22 langues maternelles regroupaient plus de 6,3 millions de personnes en 2016, soit 81,5 % des personnes de langue maternelle immigrante. En 2011, les 22 langues comptant chacune plus de 100 000 personnes regroupaient un total de près de 5,6 millions de personnes.

Tableau 1
Langues maternelles immigrantes comptant plus de 100 000 personnes en 2016, Canada
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Langues maternelles immigrantes comptant plus de 100 000 personnes en 2016. Les données sont présentées selon Langue (titres de rangée) et Rang en 2016, Rang en 2011, Variation, 2011, 2016, Différence et Variation de 2011 à 2016, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en‑tête de colonne).
Langue Rang en 2016 Rang en 2011 Variation 2011 2016 Différence Variation de 2011 à 2016
nombre pourcentage
MandarinTableau 1 Note 1 1 9 +8 255 160 610 835 355 675 139,4
CantonaisTableau 1 Note 1 2 6 +4 388 935 594 030 205 095 52,7
Pendjabi 3 1 -2 459 990 543 495 83 505 18,2
Tagalog (pilipino) 4 7 +3 384 050 510 420 126 370 32,9
Espagnol 5 3 -2 439 110 495 090 55 980 12,7
Arabe 6 8 +2 374 410 486 525 112 115 29,9
Italien 7 4 -3 437 725 407 455 -30 270 -6,9
Allemand 8 5 -3 430 055 404 745 -25 310 -5,9
Ourdou 9 12 +3 194 095 243 090 48 995 25,2
Portugais 10 10 0 225 530 237 000 11 470 5,1
Persan (farsi) 11 13 +2 177 015 225 155 48 140 27,2
Russe 12 14 +2 169 950 195 915 25 965 15,3
Polonais 13 11 -2 201 240 191 775 -9 465 -4,7
Vietnamien 14 15 +1 153 355 166 830 13 475 8,8
Coréen 15 17 +2 142 880 160 455 17 575 12,3
Tamoul 16 16 0 143 395 157 120 13 725 9,6
Hindi 17 21 +4 106 305 133 925 27 620 26,0
Gujarati 18 22 +4 101 310 122 460 21 150 20,9
Grec 19 19 0 117 890 116 460 -1 430 -1,2
Ukrainien 20 18 -2 120 265 110 580 -9 685 -8,1
Néerlandais 21 20 -1 116 280 104 505 -11 775 -10,1
Roumain 22 23 +1 93 135 100 610 7 475 8,0

Parmi les langues maternelles comptant chacune plus de 100 000 personnes en 2016, le tagalog (pilipino) [+32,9 %], l’arabe (+29,9 %), le persan (farsi) [+27,2 %], l’hindi (+26,0 %) et l’ourdou (+25,2 %) ont affiché une croissance supérieure à 25 %Note 5. À l’inverse, le grec (-1,2 %), le polonais (-4,7 %), l’allemand (-5,9 %), l’italien (-6,9 %), l’ukrainien (-8,1 %) et le néerlandais (-10,1 %) étaient moins déclarés comme langue maternelle en 2016 qu’en 2011.

Graphique 2 Variation de 2011 à 2016 de la population de certaines langues maternelles immigrantes, Canada

Tableau de données du graphique 2
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2. Les données sont présentées selon Langues maternelles (titres de rangée) et pourcentage(figurant comme en‑tête de colonne).
Langue maternelle pourcentage
Tagalog (pilipino) 32,9
Arabe 29,9
Persan (farsi) 27,2
Hindi 26,0
Ourdou 25,2
Gujarati 20,9
Pendjabi 18,2
Russe 15,3
Espagnol 12,7
Coréen 12,3
Tamoul 9,6
Vietnamien 8,8
Roumain 8,0
Portugais 5,1
Grec -1,2
Polonais -4,7
Allemand -5,9
Italien -6,9
Ukrainien -8,1
Néerlandais -10,1

En 2016, 75,5 % des personnes de langue maternelle immigrante résidaient dans l’une des six plus grandes régions métropolitaines de recensement (RMR), soit Montréal, Ottawa‑Gatineau, Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver.

À Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver, les cinq principales langues maternelles immigrantes sont surtout des langues asiatiques.

À Vancouver, la population des trois langues maternelles immigrantes les plus déclarées (cantonais, mandarin et pendjabi) représente 49,2 % de l’ensemble des personnes ayant déclaré une langue maternelle immigrante en 2016. Ces langues maternelles occupent également les trois premières positions à Toronto, où les personnes les ayant déclarées constituent 24,8 % de la population de langue maternelle immigrante.

À Calgary comme à Edmonton, le tagalog, le pendjabi et le cantonais occupent les premières places dans cet ordre.

À Montréal et à Ottawa‑Gatineau, c’est l’arabe qui représente la principale langue maternelle immigrante. Le mandarin est la seule langue asiatique figurant parmi les cinq premières positions dans la RMR de Montréal.

Tableau 2
Les cinq langues maternelles immigrantes les plus déclarées dans les régions métropolitaines de recensement de Montréal, d'Ottawa‑Gatineau, de Toronto, de Calgary, d'Edmonton et de Vancouver, 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Les cinq langues maternelles immigrantes les plus déclarées dans les régions métropolitaines de recensement de Montréal. Les données sont présentées selon Langue (titres de rangée) et nombre et pourcentage(figurant comme en‑tête de colonne).
Langue nombre pourcentage
Montréal
Arabe 181 435 18,0
Espagnol 129 865 12,9
Italien 109 300 10,9
Langues créoles 65 665 6,5
Mandarin 41 840 4,2
Autres langues immigrantes 478 945 47,6
Total 1 007 050 100,0
Ottawa-Gatineau
Arabe 47 630 18,6
Mandarin 20 710 8,1
Espagnol 18 610 7,3
Cantonais 11 050 4,3
Italien 10 470 4,1
Autres langues immigrantes 147 965 57,7
Total 256 435 100,0
Toronto
Cantonais 260 355 9,5
Mandarin 233 885 8,5
Pendjabi 186 030 6,8
Italien 164 510 6,0
Tagalog (pilipino) 161 510 5,9
Autres langues immigrantes 1 732 515 63,3
Total 2 738 805 100,0
Calgary
Tagalog (pilipino) 47 840 11,4
Pendjabi 42 135 10,1
Cantonais 36 325 8,7
Espagnol 30 615 7,3
Mandarin 29 765 7,1
Autres langues immigrantes 231 865 55,4
Total 418 545 100,0
Edmonton
Tagalog (pilipino) 42 525 12,4
Pendjabi 30 115 8,8
Cantonais 23 955 7,0
Mandarin 20 675 6,1
Arabe 20 375 6,0
Autres langues immigrantes 204 050 59,7
Total 341 695 100,0
Vancouver
Cantonais 193 030 17,7
Mandarin 180 170 16,5
Pendjabi 163 400 15,0
Tagalog (pilipino) 78 830 7,2
Coréen 47 920 4,4
Autres langues immigrantes 427 910 39,2
Total 1 091 260 100,0

Les taux de rétention, soit le fait de parler sa langue maternelle à la maison, sont généralement assez élevés pour les 22 principales langues maternelles immigrantes. Ce taux est supérieur à 80 % dans 16 cas, y compris pour toutes les langues d’origine asiatique. En revanche, certaines langues d’origine européenne affichent des taux de rétention beaucoup plus faibles. Dans sept cas, le taux de rétention complète est soit inférieur à 50 %, soit à peine supérieur à ce seuil.

Graphique 3 Taux de rétention complète ou partielle des 22 principales langues maternelles immigrantes, Canada, 2016

Tableau de données du graphique 3
Tableau de données du graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3. Les données sont présentées selon Langues maternelles (titres de rangée) et Taux de rétention complète et Taux de rétention partielle, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en‑tête de colonne).
Langue maternelle Taux de rétention complète Taux de rétention partielle
pourcentage
Pendjabi 80,6 12,8
Mandarin 81,5 11,8
Tamoul 79,0 14,0
Ourdou 75,9 16,6
Coréen 77,7 13,9
Persan (farsi) 76,5 15,0
Espagnol 66,6 22,5
Gujarati 72,8 16,2
Cantonais 73,1 15,1
Arabe 66,3 21,7
Vietnamien 71,7 15,6
Tagalog (pilipino) 67,6 19,6
Roumain 65,1 20,9
Russe 67,5 18,2
Hindi 61,0 23,2
Grec 50,6 30,7
Portugais 52,0 25,8
Polonais 52,2 23,2
Italien 37,7 27,1
Allemand 37,4 21,4
Ukrainien 32,5 19,3
Néerlandais 17,4 23,7

Croissance des réponses multiples

Les données du recensement offrent plusieurs façons de mesurer le plurilinguisme. On assiste à une croissance des réponses multiples aux questions sur la langue maternelle et la langue parlée à la maison.

En 2016, 2,4 % des Canadiens ont déclaré plus d’une langue maternelle. En 2011, 1,9 % des Canadiens avaient fait de même. Les trois quarts de la hausse des réponses multiples entre 2011 et 2016 s’expliquent par l’accroissement du nombre de personnes qui ont déclaré une langue maternelle tierce en combinaison avec l’anglais.

En 2016, 19,4 % des Canadiens ont déclaré parler plus d’une langue à la maisonNote 6, en hausse par rapport à 2011 (17,5 %). Cette croissance est principalement attribuable à l’augmentation des réponses multiples à la question sur la langue parlée le plus souvent à la maison.

Les langues cohabitent dans les foyers canadiens  

Le plurilinguisme peut également signifier l’emploi d’une langue d’usage au foyer différente de la langue maternelleNote 7. Près de 7,6 millions de Canadiens ont déclaré parler une langue différente de leur langue maternelle à la maison au moins sur une base régulière.

Dans l’ensemble du Canada, 1,1 million de personnes de langue maternelle anglaise (5,7 %) parlent une langue différente de leur langue maternelle à la maison. Lorsque c’est le cas, il s’agit d’une langue secondaire, en plus de l’anglais qui est la langue principale, pour la plupart d’entre elles.

Les personnes de langue maternelle française sont proportionnellement trois fois plus nombreuses (16,9 %) que celles de langue maternelle anglaise à parler une langue autre que leur langue maternelle à la maison, soit 1,2 million de personnes. Lorsque c’est le cas, c’est principalement l’anglais qui est parlé.

Les personnes de langue maternelle tierce sont beaucoup plus nombreuses à utiliser une langue autre que leur langue maternelle à la maison. En 2016, 5,3 millions de personnes de langue maternelle tierce ont déclaré parler une langue différente de leur langue maternelle au moins régulièrement à la maison (sans nécessairement avoir abandonné leur langue maternelle).

Seulement 28,0 % des personnes de langue maternelle tierce ne parlent que leur langue maternelle à la maison. En comparaison, 94,3 % des personnes de langue maternelle anglaise et 83,1 % des personnes de langue maternelle française ne parlent que leur langue maternelle à la maison.

Tableau 3
Langue maternelle parlée à la maison, selon la langue maternelle, Canada, 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Langue maternelle parlée à la maison. Les données sont présentées selon Langue maternelle parlée à la maison (titres de rangée) et Langue maternelle, Anglais, Français et Tierce, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en‑tête de colonne).
Langue maternelle parlée à la maison Langue maternelleTableau 3 Note 1
Anglais Français Tierce
nombre pourcentage nombre pourcentage nombre pourcentage
Parlent uniquement leur langue maternelle 18 359 300 94,3 5 958 170 83,1 2 051 765 28,0
Parlent leur langue maternelle en combinaison avec une autre langue 1 013 800 5,2 954 610 13,3 3 995 890 54,6
Ne parlent pas leur langue maternelle 87 745 0,5 253 915 3,5 1 273 435 17,4
Total 19 460 845 100,0 7 166 695 100,0 7 321 090 100,0

Les personnes de langue maternelle tierce qui ont une langue d’usage à la maison différente de leur langue maternelle adoptent généralement le français ou l’anglais, soit comme langue principale, soit comme langue secondaire. En 2016, 7 personnes de langue maternelle tierce sur 10 parlaient le français ou l’anglais à la maison.

Ainsi, dans un contexte de forte immigration, le plurilinguisme témoigne de la pénétration des langues officielles dans les foyers des Canadiens de toutes origines. Il démontre également le fait que l’importance des langues officielles canadiennes persiste dans ce contexte de diversification linguistique.

L’importance de la langue majoritaire

Les personnes de langue maternelle anglaise (réponses uniques) au Québec (34,6 %) sont beaucoup plus susceptibles de parler une langue différente de leur langue maternelle à la maison que celles des autres provinces et territoires (4,7 %). Au Québec, 29,4 % des personnes de langue maternelle anglaise parlent le français à la maison, dont 12,0 % comme langue principale et 17,4 % comme langue secondaire. À l’extérieur du Québec, 3,5 % des personnes de langue maternelle anglaise parlent une langue tierce à la maison.

De même, 9,4 % des personnes de langue maternelle française au Québec parlent une langue différente de leur langue maternelle à la maison (7,9 % parlent l’anglais). À l’extérieur du Québec, 65,6 % des personnes de langue maternelle française parlent une autre langue à la maison, essentiellement l’anglais (64,5 %).

Dans l’ensemble, 72,0 % des personnes de langue maternelle tierce parlent une langue autre que leur langue maternelle à la maison. Cette proportion est semblable au Québec et dans l’ensemble des autres provinces et territoires. La langue parlée le cas échéant diffère toutefois en fonction du lieu de résidence.

Au Québec, 21,9 % des personnes de langue maternelle tierce ont déclaré l’anglais comme langue principale, et 13,5 % comme langue secondaire. Le français est parlé par 48,3 % des personnes de langue maternelle tierce (29,6 % comme langue principale et 18,7 % comme langue secondaire). Ces proportions incluent 12,0 % d’entre elles qui parlent à la fois le français et l’anglais à la maison.

Au Canada hors Québec, 48,1 % des personnes de langue maternelle tierce parlent principalement l’anglais, et 21,2 % le parlent comme langue secondaire. Seulement 1,1 % des personnes de langue maternelle tierce parlent le français à la maison.

Ces statistiques témoignent de l’attraction de la langue officielle majoritaire sur les autres groupes de langue maternelle.

Sources des données, méthodes et définitions

Sources des données

Les données utilisées dans le cadre de cette analyse proviennent du Recensement de la population de 2016. Des informations additionnelles sur le recensement se trouvent dans le Guide du Recensement de la population, 2016, no 98‑304‑X au catalogue.

Des renseignements précis sur la qualité et la comparabilité des données du recensement sur la langue se trouvent dans le Guide de référence sur les langues, Recensement de la population, 2016, no 98‑500‑X2016003 au catalogue.

Méthodes

Arrondissement aléatoire et répartitions en pourcentage : Afin de protéger le caractère confidentiel des renseignements recueillis lors du Recensement de 2016, on applique une méthode aux données qui consiste à arrondir de façon aléatoire les valeurs présentées dans les cellules individuelles. Par conséquent, lorsque ces données sont totalisées ou regroupées, la valeur totale peut ne pas correspondre à la somme des valeurs individuelles, étant donné que le total et les totaux partiels sont arrondis séparément. De même, la somme des répartitions en pourcentage, qui sont calculées à partir de données arrondies, ne correspond pas nécessairement à 100 %.

En raison de l’arrondissement aléatoire, les chiffres et les pourcentages peuvent varier légèrement d’un produit de recensement à un autre, comme les documents analytiques, les faits saillants en tableaux et les tableaux de données.

Définitions

Veuillez consulter le Dictionnaire, Recensement de la population, 2016, no 98‑301‑X au catalogue, pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les variables du recensement.

Renseignements supplémentaires

Des analyses supplémentaires sur la langue se trouvent dans l'article du Quotidien du 17 août 2017 et dans les articles Recensement en bref intitulés Un nouveau sommet pour le bilinguisme français-anglais, no 98‑200‑X2016009 au catalogue et Le français, l’anglais et les minorités de langue officielle au Canada, no 98‑200‑X2016011 au catalogue.

Des renseignements supplémentaires sur la langue se trouvent dans les Faits saillants en tableaux, no 98‑402‑X2016005 au catalogue; dans les Tableaux de données, nos 98‑400‑X2016045 à 98‑400‑X2016079 et nos 98‑400‑X2016343 à 98‑400‑X2016345 au catalogue; dans le Profil du recensement, no 98‑316‑X2016001 au catalogue; et dans la Série « Perspective géographique », no 98‑404‑X2016001 au catalogue.

Une infographie intitulée Les langues immigrantes au Canada, Recensement de la population de 2016 illustre quelques faits saillants sur les langues immigrantes au Canada.

Pour obtenir des détails au sujet des concepts, des définitions et des variables utilisés dans le cadre du Recensement de la population de 2016, veuillez consulter le Dictionnaire, Recensement de la population, 2016, no 98‑301‑X au catalogue.

En plus des taux de réponse et d’autres renseignements relatifs à la qualité des données, le Guide du Recensement de la population, 2016, no 98‑304‑X au catalogue, présente un aperçu des diverses étapes liées au recensement, incluant la détermination du contenu, l’échantillonnage, la collecte, le traitement des données, l’évaluation de la qualité, les règles de confidentialité ainsi que la diffusion.

Remerciements

Ce rapport a été élaboré par Jean‑François Lepage de la Division de la statistique sociale et autochtone de Statistique Canada, avec l’apport d’autres membres de cette division, et la collaboration du personnel du Secrétariat des domaines spécialisés du recensement, de la Division des opérations du recensement, et de la Direction des communications et de la diffusion.

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